Galatea Belga Broderies

Bienvenue sur mon blog . Un peu de ma vie mais pas nécessairement le plus essentiel…

27 mai, 2016

Cynisme désertifieur

Classé dans : 2016,Journal,Racconti/nouvelles,Un peu de moi... — galatea @ 14:43

 

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On peut avoir une personnalité assez forte et pourtant rester perméables aux influences au moins comme état d’âme.

Les lieux d’échanges virtuels plus ils sont grands, assez fréquentés, plus comme une grande ville ils permettent l’anonymat et l’irresponsabilité de qui veut rester non reconnaissable.
Les lecteurs, les contributeurs l’influencent réciproquement et créent, quoique localisés, des tendances qui accueillent ou excluent. 

Tous les groupes ont de la force. 
Même si juste pour la longueur d’un post et des commentaires reçus, on peut tous avoir la sensation – ineffable- d’être parti d’un ressentir plus générale qui conforte et fait disparaître une solitude qui coûte trop chère.

Mais les mots, les idées qu’ils véhiculent, ne sont pas des « produits » sans effets secondaires: il y a les mots qui font germer espoir, confiance, ouverture, générosité et…compréhension mais aussi des mots, en vers bien disciplinés et ciselés ou juste mauvais, qui désertifient la conscience des humains. 
Une vision négative des relations entre les individus, un misogynie mal cachée de désir ou une mysandrie, objectification de l’homme, camouflée de libération de la femme, font jaillir, à profusion, de l’eau tiède qui coule depuis longtemps et qui rien apporte à la modification, en mieux, des rapports entre les humains.

2 février, 2016

Médicine…sans barrières

Classé dans : 2016,Les autres,Life,Loufoque,Racconti/nouvelles — galatea @ 14:56

18 décembre, 2015

Le reve trahi-nouvelles

Classé dans : 2015,Liens,Life,Non classé,Racconti/nouvelles,Un peu de moi... — galatea @ 9:50

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6 septembre, 2015

Les Seins de la Certitude

Classé dans : 2015,Les autres,Life,Racconti/nouvelles — galatea @ 19:58

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Écrire, publier sur un site , signifie aussi monter
sur la tribune d’un Speaker’s Corner virtuel et dire ses betises…sans honte.
g.b.

Dans la baignoire l’eau arrive presque au bord et les îlots de mousse se concentrent autour du corps de la petite fille, qui sourit mais a aussi l’air un peu effrayée.
L’eau forme des cercles et des ombres sur les seins bronzés de la maman, mais le sein gauche, visiblement plus petit, sort complètement de l’eau et rend la photo certainement non publiable sur facebook.
C’etait le temps des ans du froid aux pieds la nuit et des deux seins différemment excitables.
Elle ne se souvient plus si son érotisme partiel, appartient aussi à d’autres femmes.

Depuis longtemps, elle vit une sorte d’exile de la communication et ses conversations, confiances au féminin sont devenues improbables, voir impossibles.

La fin des comparaisons et des discussions sur les derrières* , les ventres , les épaules ou les seins a mis un drap sur son corps aussi, un tissu léger de mystère et elle est comme est , sans angoisses sur son look , ni orgueil mal placé.

Et pourtant ses seins, en silence, se sont modifiés.

Peut être pour accomplir une mission d’accueillance et de pacification.
Dans un ménage entre les roches noires de la différence de sensibilité et de difficulté de retour au dialogue, ils ont fait une montée ripide dans l’echelle des mesures.
Leur forme est devenue plus grande.
On pourrait affirmer que ses seins sont la certification non contestable d’un ADN têtu qui refuse le vieillissement de cellules et de l’elasticitè des tissus , de la peau.

La superbe beauté d’un sein harmonieux rend heureuse qui le promène parmi les regards des hommes, mais aussi la femme dont il représente un atout primaire.

Avoir des seins “ sensuels “ est comme avoir une garantie en plus pour une vie amoureuse moins périlleuse.
Mais, peut être…il faut aussi a la capacité de l’arroser avec de bon sens coquin et la soutenir avec la ressource nommée –resilience- qui permet de survivre et de s’epanouir ….sans constamment compter sur Mr l’Autre.

Quand les ans s’empilent, sans pitié, les seins sont là pour rappeler une bonne santé, pour faire jouer avec eux , pour ressentir fort et clair le primordial qui est encore en nous et qui nous demande de faire continuer notre espèce, avec le bonus d’un formidable choc neuronale qui bipasse anchilosités, rancoeurs et le peur d’une vie en solitude dans quelques caves de cette planète.

Certains seins semblent refuser les amants.

Ils n’aiment pas les attentions hâtives , détestent l’imprevisibilitè de la touche doucement attachante, possessive ou son absence prolongée.
Ils peuvent devenir, alors, vindicatifs, se transformer en centre, secondaire, de charme poissonneux, en visible ostentation de pouvoir féminin menaçant l’abandon , l’utilisation tout court du mâle, car la femme sait être féline sans remords et choquante ridiculisatrice de l’homme victime de son propre sexe si facilement convoité.

Les seins fermes et doux, en même temps, ne demandent pas d’être trop montrés, exhibés : ils sont.
Ils prennent leur place d’honneur , n’importe la saison ou la profondeur du décolleté car ils peuvent toujours être bien visibles et pesés par le coup d’oeil, tout naturel, du mâle ainsi que de celui beaucoup plus prolongé et x-rayé de femmes à l’ orgueil mammaire excessif ou lissement porteuses de tétons tristes dans leur manque de chair.

Dans notre monde en évolution, souvent modificateur de notre animalité de fond, les seins en général , les beaux seins naturels in primis, peuvent créer un pont, une connexion directe entre l’homme et la femme, souvent perdus derrière des modelés de beauté punitifs ou presque moqueurs , ultra gonflés des points d’attractions de la femme,

Encore un regard nostalgique à la photo d’un autre septembre, disparus dans les replis d’une vie parsemée d’enchantements… et les seins ? Ils sont, plus qu’avant , certitude pour le regard amoureux d’un homme, rassurante attraction visuelle, olfactive , tactile, sans incompréhensions, pour des conversations enrichies de mots ou… juste de désir.

20 juin, 2015

Salt Hill Park

Classé dans : 2015,Racconti/nouvelles,Un peu de moi... — galatea @ 19:37

 

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J’ai garé la voiture un peu loin du park et je le traverse avec mon allure « andante con gioia »des heures de bonheur.J’adore marcher vite, mais sans une vraie destination ou un rendez-vous auquel il faut arriver à l ‘heure, ainsi j’ai la sensation de savourer chaque pas juste pour le plaisir de m ‘immerser dans la nature et de ressentir vivante, en forme.
Au fait je suis là pour faire une surprise à Paren, que je ne vois pas depuis 2004, mais revoir le temple hindu et les gens allongés sur les près est déjà un plaisir.Le cottage de S. Refuges centre est au fond de l’ allée et j’aimerais encore revivre, au moins pour quelques semaines, la sensation d’être instrument de confiance et nouvelle ouverture vers des autres inconnus. C’était ainsi que je me ressentais quand je dédiais mes mardis matin aux gens catapultés en Angleterre des régions en guerres , des persécutions religieuses, de la famine éternelle.

Sur le banc en bois derrière la magnolia géante, assise, une femme aux traits typiques d’une anglaise, regarde devant soi, parfaitement habillée en nuances de gris et noir, en harmonie avec la pâleur de son visâge.

Ses yeux petits, sont deux points noirs minuscules dans les orbites profondes d’un crane revêtu juste d’une peau encore sans rides mais avec la pâleur d’un ectoplasme.

Cancer ? Divorce ? Chomâge soudain ? Des enfants troublés ? Découverte des trahisons multiples ?

Toute la liste des angoisses que mes amies m’ont raconté pendant une semaine me semblent sculptées sur le corps immobile de cette femme qui le vent entoure de caresses tièdes, faisant soulever quelques mèches de ses cheveux.

Pour un instant je vois une femme, peut-être du même âge que moi , mais plus ronde , plus nourrie de vie et aux cheveux couleur aubergine foncé qui comme des canules ondulées aspirent la brise et le beau de ce monde.

La tristesse peut attendre.

2 juin, 2015

Les liaisons généreuses

Classé dans : 2015,Liens,Life,Racconti/nouvelles,Un peu de moi... — galatea @ 8:32

 

 

 

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…et puis il y a la multitude où juste quatre, cinq vivants qui font illuminer notre regard et qui, malgré notre commune ignorance, font désirer de continuer l’exploration de la vie.
galatea belga 

21 avril, 2015

Entre l’Instant et l’Eternité

Classé dans : 2015,Amore,Les autres,Life,Racconti/nouvelles,Un peu de moi... — galatea @ 19:04

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25 février, 2015

Elle n’a pas la cheville mystique

Classé dans : 2015,Life,Racconti/nouvelles — galatea @ 16:05

Elle a toujours été une jolie têtue.
Sa solitude a été souvent sa compagne préférée, car elle l’aide à maintenir intactes ses quelques idées du monde de l’homme, d’un homme.
Etre maigre, grande ne fut toujours le trait qui faisait tourner vers elle, avec un sourire, les regards des jeunes copains.
Romantique, mais pas bien à l’aise dans les gestes tendres ou la voix de la soumise candide, peu à peu elle a construit un masque, un agréable double-face pour être à la fois invisible, une normale ou une *serendipity(belle découverte) pour le beau que son regard sélectionne, quand elle décide d’aller à la chasse .
La distance entre elle et les femmes, les autres en general, une fois devenue adulte est devenue insenbilité, insensibilité polie mais suffisamment glaciale pour faire décourager quelque fille qui voudrait devenir son amie.

Elle a cet air de qui sait ce que doit faire et qui n’a pas besoin de points d’ attaches, de baies protection, de coins douillets ou se cacher un peu

Son look, sobre, impeccable, de bourgeoise non-approchable, est le meilleur piège qu’elle a su inventer.

Elle s’est glissée, progressivement, dans les couleurs à la mode , jamais éclatants, et a su choisir, saison après saison, ses blouses, féminines et si bon ton…

L’argent ne coule pas régulièrement dans son compte et choisir bien les tissus et les modelés qui valorisent son corps maigre et élégant, est devenue son art.
Et puis, pour bien chasser, il faut se ressentir bien dans sa peau, être relaxée,désirable, surtout inoubliable.

Londres permet de circuler absolument anonymes, mais devient trou noir d’une galaxie quand on veut ardemment devenir visibles, silhouette humaine qui se détache de la masse distraite d’une métropolitaine les heures de pointe, par exemple.
Boire un café devant un comptoir gris de la suburbia*banlieue et faire tourner la tete à [i]lui[/i] , juste à [i]lui[/i] , fait partie de son apprentissage autarcique, mis en pratique mois, après mois depuis la grande déception.
En effet, peut être une clé-toute à elle- l’a aidé à maintenir fluides ses pensées quand le froid de la fin de son mariage s’est présenté avec le non conversations de leurs repas et le regard opaque de son mari pendant le week end.
Pour un temps,trop long, selon sa révision du passé, elle est restée se balancer sur la ficelle du désespoir inattendu, la dépression et l’envie de prendre le diable de sa défaite pour la queue.Enfin à pris le courage de choisir le diable et le faire devenir sa marionnette, son outil à flatter, à charmer dans un jeu de miroirs où sapropre réalité est devenue impossible à identifier.
Il suffit si peu pour devenir une proie à désirer .
La gestualité avant tout.
Les silences, la distance interrompue par l’abandon totale et inattendu.
Ainsi pour elle la vendetta a pris le goût du miel et la consommer, la faire devenir habitude, est la découverte électrisante de sa nouvelle vie en blanc et noir, où rarement les couleurs de l’insouciance authentique trouvent leur place…

A’ suivre…

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25 janvier, 2015

Head Hunter- De la part de Majid.

Classé dans : 2015,Les autres,Life,Racconti/nouvelles — galatea @ 22:06
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L’ombre de la statue de la reine Victoria semble caresser le réverbère au coin de Peascod Street. Le vent froid de la nuit fait flotter énergiquement les drapeaux du Harte & Garter hôtel et trembler les lumières, protégées dans leur formes anciennes, qui projettent des jolis halos sur les mur d’en face.

Sa chemise blanche un peu ouverte, Majid fume la cigarette qui signe la fin d’un autre long jour de frustrations et petits éclats de rire, sel indispensable pour la survivance.

Demain rendez- vous à la banque pour négocier le mortgage et les derniers retards des payments. L’aventure excitante, commencée l’an passé avec l’achat du petit restaurant à coté du fabuleux château, s’est transformée en cauchemar qui abîme chaque instant.

Hier, Antonio est parti furieux et son frère et lui ont du préparer et servir avec l’aide de Mélisse et Andy seulement . Massimooo ici, Massimo là…un midi d’enfer et toujours l’impossibilité d’ajouter des tables pour d’l'autres clients. La bonbonnière de l’été, avec sa terrasse élégante, animée et délicieusement à l’ombre, les longs mois de l’hiver devient la cage pour des otages de la facturation.

L’ambiance toute italienne, le menu, les couleurs de l’intérieur, les photos anciennes de la bella Italia, la cordialité offerte et le Majid devenu Massimo aident, mais les pièces sont trop petites pour avoir le nombre indispensable des repas nécessaires pour couvrir les dépenses et laisser de quoi vivre aux deux frères. L’aîné a sa femme et deux enfants : pas de discussions donc sur son droit de se réserver le minimum indispensable pour rester dans ce pays. Majid vit son rêve -cauchemar avec toutes les astuces possibles et avec la distance indispensable pour ses passages abruptes d’un casier à l’autre de son escequier.

Il aime le déplacement du cheval , plus souvent celui de l’étalon qui ne met pas à mort la reine mais fait lui gagner un toit, un semblant de foyer, de famille, ou simplement un sobre, sauvage accueille-tout, nécessaire comme l’oxygène.

La pluie fine et piquante de janvier fait frissonner l’italien d’Algerie qui, les mains dans ses poches, donne un coup de pied à la coupe de papier carton du McDonald devant le seuil du restaurant. Poussée par le vent, devenu vers minuit plus courageux et indiscret, la coupe avec les clients qui sortent encore des restaurants près de la gare royale , semble le promemoire de la compétions dure qu’on devra analyser avec le consultant la semaine suivante.

Les tables sont déjà préparées pour demain et avec les dernières recommandations on éteigne les lumières d’une à ‘une.

La voiture, parquée sur la montée à 200 mètres, est froide humide et à rien sert allumer le chauffage pour la faire devenir confortable.

Le printemps est encore trop loin, pour raviver son business, infinies seront encore et encore les discussions , presque des séminaires de psychologies avec Elle. Le tout plonge dans l’l’argile de sa vie formant des rayures foncées, difficiles à amalgamer.

Déjà à la sortie de Windsor, une autre cigarette laisse entrevoir le sourire qui voudrait s’ouvrir tout plein mais qui reste soudainement coupé par la certitude d’une l’autre nuit sauvage d’enlacements muets, lourds d’attentes, chaque fois niées et repoussées dans le réservoir de la haine et de la frustration.

Le pied bien appuyé sur l’accélérateur, Majid va au delà de 60 miles permis et semble vouloir feindre le couloir des chênes nus qui flanquent la route pour Ascot. Les fantômes noirs, hostiles, durs des habitants de son poussiéreux village de la Kabyle sont là , noueux arbres qui lèvent leur malédiction envers le ciel rougeâtre à cause des lumières de Londres à l’horizon.

La disponibilité des femmes anglaises, les visites des filles au restaurant, les bavardages prolongés pendant ses pauses au Café Nero le rassurent sur sa capacité d’attirer , charmer bien au de la conversation malicieuse. Mais est-ce suffisant avoir le pouvoir de glisser dans les draps des belles à la chair blanche et aux cheveux blonds ? Leurs cheveux lisses et fins ne savent pas couvrir des yeux trop bleus d’envie de sexe et d’un quid indéfinissable, cherché partout dans les bras de mâles distraits, obsédés par leurs rondeurs autant que par l’envie d’être quelqu’un sur la scène de ce monde.

Et lui, Massimo-Majid, cette nuit encore mettra dans le coin de sa conscience la jeune Biba qui l’attend pour se marier, pour foncer enfin sa rage, son envie de vivre et etre aimé dans le seul endroit qui le rassure pour un instant, avant de mourir.

16 janvier, 2015

Head Hunter.La chasseuse-3

Classé dans : 2015,Les autres,Life,Racconti/nouvelles — galatea @ 16:31
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Avant d’ouvrir la porte, Samantha, ma voisine, me salue et me demande si tout est allé bien à l’aéroport.
Je lui souris, contente de profiter d’un peu de conversation.

Depuis l’attentat à Paris la surveillance est capillaire à Heathrow.
Les passagers font de queues encore plus longues et je vois les clients nerveux, avec un besoin presque primitif de s’éloigner d’un lieu devenu trop dangereux.
J’invite mon amie prendre une tasse de thé, pendant que je commence à préparer le dîner pour les enfants.

Son hijab azur poudré couvre à peine son front grand, bien bombé qui fait un magnifique pendant avec ses lèvres charnues et belles de fille calédonienne.
Veuve d’un silencieux, bel algerien, à 47 ans, s’est remariée avec un neveu de 29, connu et aimé pendant la bataille avec le cancer de son mari.
Il est arrivé en Angleterre peu après la mort de l’oncle et il s’est installé chez elle.La recherche pour un job peut attendre…

Parmi mes amies, Sam aussi a eu un destin spéciale , un parcours de vie particulier comme le mien, traversé par des changements soudains et radicaux.
Elle vit sa nouvelle religion avec un mix de confort et d’ insensibilité, comme si son choix de devenir musulmane avait une relevance juste pour elle, ses enfants ou la relation avec son homme.

Après avoir connu Majid, moi aussi je suis entrée, violemment, entre les contradictions et les symboles d’une religion qui semble charmer des anglais aussi et que les musulmans- que j’ai connu- defendent seulement comme bouclier puissant pour donner dignité à leur identité.

Des fois il m’arrive de chercher sur Internet la traduction d’un mot, d’un dessein mirabile qui cache un lien magique avec une civilisation que je ressens splendide et à la fois pénalisante pour un esprit comme le mien.

Majid n’est pas un croyant, il me dit.
Son Coran, déposé parmi ses affaires, dans un coin de notre chambre, semble avoir la même non-valeur indispensable d’un crucifix pour une italienne.
Rarement nous avons abordé le sujet religion pendant nos conversations de l’après…
Nous sommes deux indifférents de la religion de nos ancêtres, pas pour choix, mais juste parce que trop pris par notre désir, besoin de vivre sans les angoisses qui peuvent tomber d’un ciel distant et pratiquement disparus de nos horizons.

Il y a deux ans. je l’ai connu au Cafè Nero de Windsor.
Ce jour là de septembre, il avait son sourire de canaille qui veut nager , à tout prix , n’importe si dans une piscine, un lac ou un océan en tempete.

Il était arrivé de Dijon avec son frère et ici , distant des préjudices d’une France “trop proche” dans les transformations de son pays, il a trouvé le courage de se lancer dans la restauration de classe.
Fier de son petit restaurant à côté du château de Windsor , il flâne sur les trottoirs de Thames street ou dans les rouelles à coté de Peascod Street, satisfait d’avoir su s’affirmer ici, parmi les snobs et les libres de vivre selon leur goût et sensibilité.

Mon Majid double face, a un visage pour le marketing et la promotion de son business et sait mentir merveilleusement sur la solidité de son investissement.

C’est dans mes bras qu’il laisse sortir, sans remords, la peine d’avoir quitté son bled sur les montagnes d’une Algerie remote et sans connexions avec notre monde.
Sa mère de 52 ans est le modèle vénérable de femme qui lui fait goûter, avec volupté mon corps , celles des autres femmes des alentours et qui lui fait dormir un sommeil de pacha quand il me ment ou revient reprendre son paquet de cigarettes et des papiers pour le conseiller commercial, après un mois de vacance dans une autre alcôve.

Il a besoin de peu, il faut dire.
Il part sans laisser entendre qu’il a un dessein pour la nuit ou pour les prochaines nuits et revient, les mains vides, comme la première fois que l’ai invité chez moi.

Sam s’en va.Son accent ecossais fort, sympa mes fait reflechir comme d’habitude, sur son incongruence et sa serenité.

Je ne lui raconte plus de mes nuits de solitude ou d’amour violent qui laisse toujours ouverte et battue par le vent, la fenêtre de mon coeur.
En buvant notre long thé à la menthe on a naïvement répèté que seulement l’amour , la compréhension, l’acceptation mutuelle entre les individus , les nations peuvent éradiquer le terrorisme.

Devant moi, le miroir de la salle de bain semble vouloir souligner que mes bras sont trop longs et accueillants, ils me rappellent le physique d’Amy Whinehouse et peut être aussi son désespoir…

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