Galatea Belga Broderies

Bienvenue sur mon blog . Un peu de ma vie mais pas nécessairement le plus essentiel…

14 octobre, 2010

Les anoures perdus. Isidore Le Chat

Classé dans : Le coin des amis:Bertrand,Loufoque — galatea @ 11:05

Les anoures perdus.                              Isidore Le Chat dans Le coin des amis:Bertrand grenouille0

Elle a vécu, Kermit, mon aimable grenouille.

Un carton à chapeau renferme sa dépouille.


J’aimais son éloquence et ses amphigouris,
Ses grands yeux globuleux et ses airs ahuris.
Quel malheur ! Quelle perte ! En son bocal, fidèle,
Je la voyais monter à sa petite échelle
Et pointer doucement, doucement, hors de l’eau
Son nez pour m’indiquer qu’il ferait sec et beau.
Et quand, parmi la mousse, elle restait assise,
À ma sombre moitié j’annonçais sans méprise
Que nous aurions un temps humide et pluvieux…
Hier, dans le jardin, avec un soin pieux,
J’ai creusé le sol dur et l’ai portée en terre
Pour son salut j’ai dit une ardente prière : 

« Toi qui jamais ne te trompas Météorologue infaillible,
Sois assuré que ton trépas
M’est assurément fort pénible !
Ô fabuleux musicien
- Je veux sur ma foi te promettre -
Qu’onc je n’adopterai d’autre batracien
Ni ne ferai l’achat d’un banal baromètre !
Chère grenouille, quand tu gonflais ton gosier
Tu semblais un robin dessiné par Daumier
Dont le triple menton sur l’hermine pendouille
Repose en paix, Kermit, mon aimable grenouille ! » 
Ayant dit, je frappai de mes deux poings mon sein,
Maudissant les arrêts du sévère destin,
J’arrachai mes cheveux par touffes innombrables
Et, comme mon dragon me réclamait à table,
De l’anoure à regret je quittai le cercueil,
Mon cœur pur et candide affligé par le deuil…
Par ma vive douleur s’estimant offensée
La mégère avait fait cuire une fricassée… 
 
Ami lecteur ici tu devines la fin
Car je ne doute pas que ton esprit soit fin ! 

Bertrand


  Merci Isidore…pour cette permission…j’en suis ravie!! 
bisouslilia

10 octobre, 2010

Et vendredi ?Oui,encore et toujours je balbutie

Classé dans : Loufoque,Printemps — galatea @ 19:51

C’est vendredi
Et Oui
Encore et toujours je balbutie
Le vendredi
C’est mon jour sacré
Et au doux Flamand
Je dédie de ses beaux sons
J’ai concocté une chanson
Je prends mes verbes
J’en fais une belle gerbe
De mots en verf*
Que moi seule oui ik zelf
Puis je présente cette sauce d’entrée comme dessert
A mes amis
A mon désert
Je fais honneur à une nouvelle culture
Plutôt étrangère
Mais de haute levure
Enfin je dis je dois avouer
Que ce gedicht* ce poème entier
Je le dédie à mon bon maître
Robert
mon flamand rose et unique maître à cracher
et puis surtout au chat bottier
le seul miaou qui est sonnettier

Quand le sondage sauve la plume audace à la menthe fraiche

Classé dans : Loufoque,Non classé — galatea @ 15:36
Juste avant-hier
je désirais me cultiver
et je lisais poèmes savants
pour ressembler à certains
amis poètes
à la plume douée et
à l’esprit de Socrate

J’ai étudié, lu , commenté
pour avoir une chance
pour continuer à flotter
parmi les grandes vagues lpdpières

Mais
quand j’ai fait
mon sondage de l’an
j’ai su -surprise-
que je suis charmante
que j’ai un atout…
avec
mon français encore brut

Alors
mes correcteurs
mes amants de l’erreur
laissez –moi écrire
comme je sais
sans les belles rimes
toutes enchaînées
sans le pantoum
aux vers coulants

Je vous dédie
mes coups de cœurs
mes élans de poitrine
à vous poètes
de grande culture
à vous amis
dont la plume est sincère
à vous Rostands
avec la crinière

Pourquoi insister
et me flageller
chacun sa place
chacun sa grâce
moi, j’ai trouvé
ma corne d’abondance
en cultivant
ma belle ignorance.

7 octobre, 2010

Apéritif ou digestif?

Classé dans : Loufoque — galatea @ 12:28

Dans ce grand poème chaudron
je veux cuire des mots obscurs
faire un bouillon
une soupe d’œuvre
pour mon pauvre palis
qu’ignore comme manger et méduser
étincelles et Stiges coulants

Oh Ambiorix, oh grand Kaissy
mon Isidore Chaton Distrait!
Mes mentors menteurs cadis
donnez-moi l’inspiration
pour sortir de ce goudron
un poème appétissant!

Je commence à préparer
une saltatio d’ hérisson
puis j’ajoute des sertis
quelques ceps parfumés
de la corne de gazelle
et une brindille des bulles
coriandres
une prélasse, une chafouine
puis égoutte de la crouille
et je porte à ébullition
un sublime d’écume interdit
mélangé
à un morceau de mutin
encore frais
Puis j’accroche, je décroche
et je fais un tirement d’ailes
Quand le tout est siroté
j’incorpore des mèches
des cœurs effraies
je bouillonne, je saupoudre
puis je verse un peu
de rhum éclabousse
je divise les surannées
et j’imbibe tout l’enflé
Enfin j’affûte à four chaud
et je sers à vous amis
mon dernier clafoutis!

Saisonné avec vos mots…
je me suis déjà étalée trop…
je m’absente dans la cuisine
pour manger une omelette
car malgré mes dotes rares
en cuisant des mots d’œuvres
j’ai pris une indigestion

Les patates du mal

Classé dans : Loufoque — galatea @ 11:42

  C’est à cause du Plat Pays ,de ma nouvelle vie
Que vous souffrez pour ma poésie
J’étais une plume plutôt ordinaire
Ayant ma tête toujours en l’air
Ici venue, exilée volontaire
J’ai découvert mon côté Baudelaire
J’ai pris d’assaut votre langue et des mots
Pour préparer des gaufres avec mes maux
J’en fais des doux ,j’en fais des amers
Pour vous passer le goût de la mer
Qui baigne et forme les plages du Nord
Que dans mes rêves je transforme en remords
Je vide mon sac et je vous donne les clés
Pour me comprendre et être aimée
Je vous demande un peu d’attention
Vos yeux fermés sur ma façon
D’écrire de ma vie, de mon souvenir
Car mes écrits vous font pâtir
J’aime vous lire, vous savourer
Passant mon temps, sans m’ennuyer
car dans les autres je trouve des choses
De vraies pépites ,ouvertes ou closes
De l’or coulant
Qui me font bien ,me donnent tant
Je vous demande humblement pardon
Si dans mes vers vous trouvez mes abandons
Ma bonne excuse pour continuer
Finir bientôt d’assassiner
Rimes, paroles et la grammaire
Et enfin un jour réussir à écrire
Un grand poème, qui vous fait rire
Plein d’images nobles au parfum de mon cal
Mes vers sublimes pour les patates du mal

*Un grand merci à Gryphon qui, sans le savoir, m’a donné l’inspiration pour ce poème.

4 octobre, 2010

au début c’etait un comment…

Classé dans : Loufoque — galatea @ 9:57

 

Monsieur du grand Kaissy
je sais que mon français
n’est pas si cultivé
c’est donc de ma faute
si quand j’écris d’amour
des harpes sans le vent
vous entendez
que moi désertes et abandonnés
j’ai eu mes beaux arpents!
Ravie de vous savoir
honnête jardinier
capable sonnettier
croqueur des pistaches
mais moi..
pucelle sicilienne
aux simples goûts constants
oui ,moi je préfère
aux chevaliers de panse
et de bonne substance
mon maigre étranger
au doux accent italien
et au coeur de vrai poète.

Monsieur Kaissy, vous grand Kaiser
voilà que tout de suite je viens vous répliquer
en vers doux ,peut être aussi salés
une vraie réponse oui, pour vous ,Kaissy aimé

Je vois dans vos nombreux poèmes
sincère dévotion, des mots diadèmes
alors pour vous montrer une sorte d’affection
je vous écris une lettre toute pleine d’émotions
où je confesse ma grande admiration
pour vous , pour tous les hommes
aux rimes d’élection qui savent nous les femmes
chanter en vers simples ,souvent bien composés
qui nous font plaisir , qui sont bien acceptés

Alors en conclusion, vous du Maghréb le grand Seigneur
traducteur au cour battant , mais je sais aussi bon traditeur
vous bronzé barbu à l’âme de poète
vous êtes pour moi , Sicilienne pudique , aussi discrète
entre Arabes , Normands, Français, Italiens , Flamands, je pense
l’homme qui tous les bat avec son gracieux ,unique tour de panse .

3 octobre, 2010

Là pha mâle

Classé dans : Loufoque — galatea @ 23:23

Là pha mâle

Quel plaisir l’illusion
D’être un suave Papillon
Ailes au vent
Et suivre les courants

Butiner toutes les fleurs
Et le plus vives en couleur
Les exhiber comme trophée
Comme une coupe au jeu gagnée

Quelques jours encore d’excitation
Puis monsieur ennui fait une inspection
Papillon alors tout remué
Baisse les ailes mortifié

L’orchidée sauvage inaccessible
A montré vite sa grâce terrible
Papillon devient un pauvre torchon
Qui boit l’amer suc du con

Jus féminin souvent secerné
Par les plus belles de Internet

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