Galatea Belga Broderies

Bienvenue sur mon blog . Un peu de ma vie mais pas nécessairement le plus essentiel…

28 février, 2017

Anche nell’altro giardino…

Risultati immagini per erba vento

 

Un filo di  luna rischiara il giardino

e intanto piove

e soffia il vento

genius loci che cerca rifugio.

La mimosa è morta.

Cosi, all’improvviso

ha ignorato febbraio

e non ha più indossato

i suoi accenni di verde

promessa di un’altra primavera.

Il mandarino, afflitto

è impallidito e le sue foglie stanche

si staccano all’arrivo del nuovo giorno.

Sono sparite, marcite

le piante tropicali

quelle dalle foglie larghe

dal verde lussureggiante

presenza sensuale in un giardino

piuttosto monacale.

Restano, secolari, gli ulivi sentinelle

di un mondo che scompare

senza aver mai conosciuto lo splendore.

Abbonda. tra i muri in pietra

l’ignara erba vento

sinonimo di incuria e di abbandono

che regna sovrana insieme alle lucertole

e una  solitaria, nostalgica,  fallita .

 

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8 juin, 2016

Madri-gal ?

Classé dans : 2016,Amicizia,Amore,Loufoque,Un peu de moi... — galatea @ 14:59
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J’avais pensé

d’écrire, enfin, un madrigal

de raconter en vers Ah, Ah !

disons aussi Beh !

voir Ceh… Céh..

et un final encore en Beh!

l’histoire d’amour que j’ai caché

depuis longtemps en

vers pas longs…

juste octométriques

Mais j’ai un manque assez évident

de mots subtils, de fantaisie

et de l’envie …

de tout vous dire

Alors, j’écris

de vers plus courts

des galatéens

mauves de tendresse

pauvres de césures

laissant couler entre les lignes

du méfiant humour ordinaire

et la promesse de jamais tenter

la route des rimes et de poèmes

pour érudits , savants crémiers

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4 février, 2016

Portraits Métynomiques

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2 février, 2016

Médicine…sans barrières

Classé dans : 2016,Les autres,Life,Loufoque,Racconti/nouvelles — galatea @ 14:56

21 mai, 2015

Mon ahi-ku

Classé dans : 2015,Loufoque — galatea @ 15:56

 

 

 

 

 

images

 

 

 

 

 

Je ris si peu…
j’immobilise l’ envie d’humour
mouche lassante
que je tapote comme un dessin
sur le blanc mur

S’enlarge, ennuyé, mon point de vie
et mes journées
vécues en silence
lentes , s’embrunent
sans clairs de lune

Je suis marais
palude stanca*
peut- etre en attente
d’une grenouille ou d’un brun crapaud
comme un Basho
mais pas inquiet
qui vient jazzer mes inertes eaux
denses, visqueuses, anarabiosées

*marais fatigué

 

 

17 février, 2013

Le club de la cambrure

Classé dans : Journal,Les autres,Life,Loufoque,Un peu de moi... — galatea @ 15:42

Le club de la cambrure dans Journal 392498_383876055018002_47265136_n-212x300

Chacun sort de ses démons ou de sa maladie selon sa nature et son inspiration…
Moi, je sors d’un long tunnel de la cortisone avec mon loufoque sérieux…qui rime juste à ma vision de la femme et de l’ homme.

 

L’ami poete Hisaka me pardonnera, j’espère , pour m’avoir inspiré ces vers..

Notre point d’attache
Est un pôle mineur
Situé à trois quarts de notre hauteur

Et nous grimpons mais juste peu
pour ressentir l’ivresse sublime
De nos balades si dominantes
Si excitantes de belles tantes

Nous planons bas
Pour effleures tortues dunes
De mâles souriants
Ayant le monde dans une femme

*Nos-main’s habiles
Nous perpétuons la race des * billes
Qui roulent , se mouillent
Sans un vrai but sauf le plaisir
De l’homme chef de la tribu

Que nous croyons pouvoir gérer
Grâce à la ligne de notre cambrure

 

Demain, peut être, nous ouvrirons
Les yeux pour enfin comprendre
Que de notre jeu la performance
Doit avoir des règles bien sur joyeuses
Mais qui nos font utiliser
Aussi le reste de nos *hémisphères

Nos-main’s : qui n’ont absolument rien d’un homme
Billes : belles
Hémisphères: tous les magnifiques rondeurs de la femme


20 septembre, 2011

Cranciurie !

Classé dans : Life,Loufoque — galatea @ 20:03

 Cranciurie ! dans Life tumblr10

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MoTs et lettRes AsSasins

En suRsaut revEillée

pAr une Grosse O  poiNtée

je Me trouVe alors voiR

d’Ailes qui se carEssent foLles

Fées molles toutes en l’Air

et desSeins de méGères

Je reCours sans perdre temPs

à ma  riMe pour un Bang

Je la lance cOmme en traNce

conTre la pRemière qui aVance

Deux,  trois Rois Nez-Menés

d’un  grand sceptre d’ébène doués

ne sOnt pluS sur leur trônE

Affaiblis  et Etourdis ils RegarDent

ils vaguent aUtour des  âMes

cOmme damNées Dans les Flammes

En Vie comPte et, plus en baS.

Un  DeSade dans son Frac

sEmble  éMu même Con fus

A ce PoinT le déSespoiR

me Fait prRndre ma Belle plUme

Mais je Doigt encore foRt appuYer

pOur Vraiment evitEr   de ellPdielle  pasSer

coMme

nouVelle m’ ARTyriAile

N.B. Cauchemar ancien retrouvé aujourd’hui…

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8 août, 2011

Un doigt découvre les rondes heures

Classé dans : Amore,Les autres,Life,Loufoque — galatea @ 14:47

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Un doigt découvre les rondes heures

Un vu , vu , vu
Autour du monde
Et je recolle de grands morceaux de
Ma vie un peu folle
Un point , du com
Et d’un vieil amour
L’effige étrange s’ attache au mur
Mon azerty cache un peu de qwerty
Et lorsque je tape
Souvent je brouille
Passé , présent et des brins de future
Qui se mélangent dans mon plat du jour
Je pars souvent
Glissant sur mes doigts
Fouillant rêveuse
Contrées inconnues
Gagnant mon pain avec des liens
Faciles ,poignants , toujours Italiens
Un peu perdue , toujours rêveuse
Je trouve lacs de sensibilité
Étangs étranges , parfois troublés
Rivières qui coulent pleines d’amour
Montagnes de neige
Froides et insecures
Je trouve au clic volcans en éruption
Déserts arides sans végétations
Mais dont le charme est une damnation
Et puis déserts d’âmes confuses , sans évolution
D’où je m’en sors vraiment très vite
Et sans aucune belle émotion
Enfin je trouve des Jaiquedemain qui valent rien
Dont les béliers sont ridicules
Pauvres instruments de maîtrèsses en chaleur
Et d’un esprit moqueur et savant
Qui fait semblant d’oublier les scrupules

4 décembre, 2010

Drame dans une boîte à outils (sonnet marteau)

Classé dans : Le coin des amis:Bertrand,Loufoque — galatea @ 18:12

 Drame dans une boîte à outils (sonnet marteau) dans Le coin des amis:Bertrand hr01h002 

Un vieux marteau souffrant d’impuissance chronique,
Broyait, sombre et chagrin, dans sa boîte, du noir.
Ses quatre-vingt balais faisaient son désespoir.
Ah ! quel malheur d’atteindre un âge canonique !

Amoureux éconduit d’une clef à molette,
Il revoyait le temps où, fougueux étalon,
Avec le tournevis et le coupe-boulon,
Il prenait et la pince et la scie en levrette.

 Pour ajouter encore à son cruel tourment,
Cette clef sans pitié moqua férocement
De sa virilité le déclin manifeste.

 « Prépare-toi, dit-il, au noir de profundis »
Entrant dans un accès de colère funeste,
Il la saisit au col et lui serra la vis !

Serrer la vis à qqn : tordre le cou, étrangler

Bertrand

Délicieux ..je verrai bien ce poème- parfait – transformé en vidéo… Merci pour ce magnifique exemple de vis comica et de perfection stylistique, parole d’ignorante!Lilia  

La règle et le compas (fond de tiroir)
Isidore Lechat
 2011-01-

Une règle aimait un compas
Qui souffrait de paranoïa.
Toujours à ses trousses pendue,

Notre soupirante éperdue
Avait donc formé le dessein
De lui confesser son béguin.
C’est ce qu’elle fit un dimanche :
« Mon joli compas, tu me branches !
Tu m’as tapé dans l’œil, tu sais ?
Ah ! comment devant tant d’attraits
Rester de bois ? Traçons ensemble
Notre chemin. Dis, que t’en semble ? »
Le compas piqué rétorqua :
« Allons, ne te fatigue pas.
Garde tes serments à la gomme,
Ta déclaration m’assomme !
Je vois bien que tu feins l’émoi
Et que tu te moques de moi.
Va ! ne reste pas dans mes pattes !
On m’a trop souvent mis en boîte… »

Les poètes à la plage

Cependant que Big Lebowski
Prend son tout premier cours de ski
Nautique, Chien Brun, sur la plage
Façonne des pâtés, très sage,
Avec ses crottes. Datura,
Dans sa combinaison lycra
D’une belle couleur pervenche,
Tient sous le bras gauche une planche
Et va s’essayer au surfing…
Ultra bandante avec son string
Laissant voir ses fesses dorées,
Sur les horaires des marées
Aude se renseigne. Sélé
Observe le ciel pommelé
De nimbus et songe au poème
(Dont les premiers mots sont « je t’aime »)
Qu’elle commença hier matin;
Tristeàmourir fait du patin
À roulettes sur la jetée,
Vidant, furieux, une potée
D’injures sur le chef du « con »
Qui gêne sa progression;
Blackbird sur le sable dessine
Kerouac avec son urine;
Ismaël relit Moby Dick
(Parions que son pronostic
Est qu’Achab à la fin trépasse );
Sur sa serviette se prélasse
-Aussi bouillante que l’Etna-
L’impudique Galatéa
Fantasmant sur son Isidore
Qui, paresseusement, se dore
Le popotin (qu’il a bronzé)
Et, peinard, sirote un rosé…
Mélusine, grattant sa lyre,
Nous fait subir un long martyre;
Torse bombé, notre Guido
Singe la démarche d’Aldo
Maccione, tombeur de ces dames;
FeudeBelt étouffe les flammes
Dans le cœur de ses soupirants
Lesquels, Gros-Jean comme devant,
S’en vont la queue entre les jambes;
Bestiole admire les ïambes
D’André Chénier qu’elle aime tant;
Le semeur d’amour est content :
Il ramasse des coquillages,
Des crabes qu’il met dans des cages
Et tout plein d’étoiles de mer;
Serge seul me paraît amer :
C’est qu’il a cassé sa guitare
Dans une terrible bagarre
Sur la tête de Rose C.
Mes bons compagnons c’est assez
Comme le disait la baleine
Ici, le greffier, hors d’haleine
Fait une pause un bref moment !
Je reviens (quel enchantement !)
Donc notre copain Bigmoustache
Suce une glace à la pistache
Tandis que Kaissy, vraiment rond,
Mate les miches d’un tendron
Et lutine notre Arabesques;
Déclamant ses sonnets grotesques
Dont le beau sexe fait son miel
James de son poétique ciel
Ne semble pas descendre encore
Et court après la métaphore
Tel un clebs après un voleur
Sans toutefois – quel grand malheur !-
L’attraper; Bulle d’oxygène
Dont la voix est d’une sirène
Fredonne l’air des « Goémons »;
Ys est là : crachant ses poumons,
Il fume une énième gauloise
Tout en trempant dans l’eau turquoise
Un doigt de pied réprobateur;
J’oséphine joue au docteur
Avec force mâles du site
En attendant son poulet-frites
De midi cinq. Hector Vigo
Soigne un douloureux lumbago
Avec de nombreux bains de boue
Alors que dans son bourdaloue
Qu’elle a caché sous son jupon
La Samira de Maintenon
Obéissant à la nature
Fait ses besoins; « J’ai ma biture »
Hurle Condamné liquoreux
En éclusant un généreux
Rouge bord de Château Bousquette;
Malika, toujours très coquette,
Nouvelle reine de Saba,
Tourne les pages d’un « Biba »
Et couvre de crème solaire
Le corps de sa fille, en corsaire
Vêtue. Et que fait donc Corwin ?
Il potasse le mandarin
Étant – m’a-t-on dit- très sensible
Aux poèmes de l’irascible
Li You qu’il veut lire en V. O;
Rêvant d’un charmant hidalgo
Qui l’apaise et la rassérène,
Rousselaure écoute Mylène
En boucle; Ambiorix et Kiona
Font un scrabble; Dans le Cinna
Du grand Corneille la Tortue
- Snobant une grosse laitue -
A plongé brusquement le cou;
Quant à la délicate Idou
- De la Passion notre étoile -
Elle s’est mise au char à voile !!!
Chéri-bibi construit un brick
Avec des joncs marins; Mystic
A pris sa petite épuisette
Pour aller pêcher la crevette
(Notre cuistot Ashimati
En met dans le riz basmati)
Lande douillette la bretonne
Laisse tomber son Suétone
Préférant aux douze Césars
Le recueil de Roger Tibbart
Et ses à-peu-près lamentables;
Vénusia redoutant les sables
Mouvants est scotchée à son lit
Et déchiffre un vieux manuscrit
D’épigrammes de Lunastrelle;
Chris dragueur joue à la marelle
Avec notre Ladysatin ,
Usant de son charme latin
Pour séduire la poétesse;
Galaad que le soleil blesse
A couvert son chef d’un béret…FIN EN QUEUE DE POISSON

Quoi, lecteur ! tu sous-entendrais
Qu’Isidore manque de souffle ?
Prends donc le relais, vil maroufle !

Merci mon lyonnais pour avoir retrouvé dans  ta riche collection ce bijoux que j’aime!!

Bisous

lilia

Triste

Comme un violon sans archet,
La pétanque sans cochonnet
Comme JR sans son pétrole
Un explorateur sans boussole
Triste
Comme un ours polaire au Soudan
Comme un pape sans Vatican
Comme un éléphant sans défense
Comme un cancer sans excroissance
Triste
Comme le grabat d’un cachot
Une sucette sans Pierrot
Comme un dromadaire sans bosse
Comme un nazillon sans molosse
Triste
Comme un concierge sans balai
Une bêtise sans Cambrai
Comme un calmar sans tentacule
Un vicomte sans particule
Triste
Comme un océan sans corail
Comme un tire-au-cul au travail
Comme un récital sans musique
Comme un bobsleigh en Jamaïque
Triste
Comme Neptune sans trident,
Comme une oreille sans pendant,
Comme Gainsbourg sans cigarette
Comme Atchoum sans sa chaufferette
Triste
Comme un poisson dans un bocal
Comme Talon sans son Pascal
La Joconde sans sa moustache
Comme un jockey sans sa cravache
Triste
Comme un soufflé tout dégonflé
Comme un Einstein écervelé
Comme un tube sans dentifrice
Une femme sans orifice
Triste
Comme Sarko sans sa Rollex
L’homo erectus sans silex
Comme une rose-thé fanée
Don Quichotte sans Dulcinée
Triste
Comme un boulanger sans fournil
Comme l’Égypte sans le Nil
Comme un moine sans sa tonsure
Un roquefort sans moisissure
Triste
Comme un rabbin sans sa Thora
Comme un requin sans rémora
Comme Paimpol sans sa falaise
Comme un dentiste sans sa fraise
Triste
Comme un jeu de scrabble incomplet
Comme un peintre sans chevalet
Comme une vache sans fourrage
Maître corbeau sans son fromage
Triste
Comme un cerf-volant déchiré
Un petit-déj’ sans Ricoré
Comme Tournesol sans pendule
Comme la nuit sans noctambule
Triste
Comme l’oncle Picsou sans or
Comme Sartre sans le « castor »
Comme un vieux manoir sans fantôme
Un lord anglais sans majordome
Triste
Comme un stylo sans capuchon
Saint-Antoine sans son cochon
Comme Titi sans son Sylvestre
Le Titanic sans son orchestre
Triste
Comme Atropos sans ses ciseaux
Comme un potage sans poireaux
Comme un esquimau sans banquise
Comme Abélard sans Héloïse
Triste
Comme une girafe sans cou
Une mémère sans toutou
Comme un singe sans sa banane
Comme un escalator en panne
Triste
Comme un chausson sans petit rat
Une sorcière sans sabbat
Comme Titus sans Bérénice
Une choucroute sans saucisse
Triste
Comme un match de foot sans ballon
Un militaire sans galon
Comme un bulldozer sans chenilles
Un petit salé sans lentilles
Triste
Comme un bigot sans chapelet
Un gendarme sans son sifflet
Comme un écureuil sans noisettes
Comme un œuf coque sans mouillettes
Triste
Comme un bateau sans gouvernail
Comme un eunuque sans sérail
Comme Proust sans sa madeleine
Comme Pâris sans son Hélène
Triste
Comme une pomme qui pourrit
Gargantua sans appétit
Comme Lille sans moules-frites
Une secte sans prosélytes
Triste
Comme un CRS sans Taser
La Géhenne sans Lucifer
Comme une nymphe sans satyre
Bobonne sans sa poêle à frire
Triste
Comme Monory sans chapeau
Le père Noël sans traîneau
Comme Sherlock Holmes sans mystère
Comme la lune sans cratère
Triste
Comme un banquet sans troubadour
Une baguette sans tambour
Comme David sans Bethsabée
Comme un vautour sans macchabée
Triste
Comme Sacco sans Vanzetti
Un carnaval sans confetti
Comme Wechter sans sa perruque
Jolly Jumper sans Lucky Luke
Triste
Comme un toboggan sans enfant
Comme Roland sans olifant
Comme un oiseau sans bec ni pattes
Un trapèze sans acrobates
Triste
Comme un supporter sans drapeau
Chirac sans sa tête de veau
Comme un maquereau sans radasse
Comme un tatou sans carapace
Triste
Comme Philémon sans Baucis
Comme des glaçons sans pastis
Comme un suisse sans hallebarde
Comme Dijon sans sa moutarde
Triste
Comme l’Amour sans son carquois
Un village sans villageois
Nostradamus sans prophétie
Montaigne sans La Boétie
Triste
Comme un prince en crapaud changé
Un tapis des mites mangé
Comme Jarry sans bicyclette
Comme Cannes sans sa Croisette
Triste
Comme Fourest sans hanneton
Un chiche-kebab sans mouton
Comme « Paroles » sans « Cortège »
Une piste de ski sans neige
Triste
Comme Boileau sans Narcejac
Comme un cigare sans cognac
Comme un escargot sans coquille
Comme un éclopé sans béquille
Triste
Comme Jacob sans Delafon
Comme un souverain sans bouffon
La tapenade sans olive
Comme un train sans locomotive
Triste
Comme un barbier sans son rasoir
Une allumette sans grattoir
Comme un western sans fusillade
Comme Oreste sans son Pylade
Triste
Comme une bombe sans mortier
Une bêche sans jardinier
Comme un incontinent sans couche
Une précieuse sans mouche
Triste
Comme Lagarde sans Michard
Comme une mèche sans pétard
Comme un tennisman sans raquette
Un Carambar sans devinette
Triste
Comme Dutronc sans ses « cactus »
Un sonnet rempli d’hiatus
Comme un mastroquet sans pratique
Comme une chambre de clinique
Triste
Comme Guignol sans son gourdin
Gilles de Rais sans chérubin
Un couteau sans lame ni manche
Un aveugle sans canne blanche
Triste
Comme une brosse à dents sans poil
Une Cadillac sans gasoil
Comme un cureton sans ouailles
Comme un festin sans cochonnailles
Triste
Comme un escalier vermoulu
Un skinhead doux et chevelu
Comme un rébus indéchiffrable
Le Canada sans un érable
Triste
Comme Modeste sans Pompon
Comme un réveillon sans chapon
Comme Ulysse sans Pénélope
Un sous-marin sans périscope
Triste
Comme un buffet sans crudités
Des fous de Bassan mazoutés
Comme le champagne sans bulles
Parmentier sans ses tubercules
Triste
Comme un bayou sans caïmans
Mitterrand sans ses ortolans
Comme un poupard unijambiste
La tour Eiffel sans un touriste
Triste
Comme un château sans pont-levis
Sans donjon, sans mâchicoulis
Un pré sans la moindre colchique
Calamity Jane sans sa chique
Triste
Comme un hérisson écrasé
Un enfant de chœur abusé
Comme un chat sans émoticones
Comme des sabres sans dragonnes
Triste
Comme un pirate sans pilon
Sans bandeau noir et sans tromblon
Comme Cyrano sans panache
Comme une porte sans sa gâche
Triste
Comme un littoral bétonné
Comme Papeete sans vahiné
Comme un film d’horreur qui fait rire
Une chaloupe qui chavire
Triste
Comme un chanteur sourd et muet
Un muezzin sans minaret
Comme un moulin à vent sans ailes
Comme un étang sans demoiselles
Triste
Comme Mangeclous sans argent
Un courtisan sans entregent
Comme un saint sans son auréole
Un cordon bleu sans casserole
Triste
Comme un bousier sans excrément
Un potard sans médicament
Comme un vampire sans canines
Un appartement sans latrines
Triste
Comme le Qatar sans émir
« L’île aux enfants » sans Casimir
Un piano sans virtuose
Comme… la fin de toute chose…


Bertrand -Isidore Lechat

04-01-2011
 

12 novembre, 2010

Ce fut ainsi que je devins terrible meurtrière

Classé dans : Loufoque — galatea @ 20:53

                         

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Ce fut ainsi que je devins habile meurtrière

Il y a longtemps , c’etait l’ été
Quand les cigales faisaient fre fre
Que j’ai egorgés mes troubles affreux

Ce fut très simple
Et sans témoins
Je pris des rêves et un peu de folie
Et je tuait mes morosités

J’ai mon armoire
Rempli d’ennuettes*
Mes stupides ennuis
Transformés en squelettes

Parfois je sens
Leur mauvais odeur
Alors je flingue comme une killer
Vraiment seriale
Mes gros soucis
Mes pensées ferales

Un Cher-log-homme
Semble flairer parmi
Mes tombes , mon passé meurtrier
Mais j’ai mon mauve
Qui le fait arrêter

J’ai une vie pleine de remèdes
Je trouve leur vers
Parfois en rime, souvent délaissés
Car je ne sais pas compter mes pieds

*Ennuettes -néologisme

12
 

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