Galatea Belga Broderies

Bienvenue sur mon blog . Un peu de ma vie mais pas nécessairement le plus essentiel…

17 décembre, 2010

Tourmente de fantômes à Bokrejik

Classé dans : Life — galatea @ 22:20

 

 

 

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Le bois a des habitants de glace
Une foule de pauvres âmes sans grâce
en traversant je ressens
un grand froid qui m’agace
Quand la neige recommence
Sa  lente danse
Le silence est profond
Une menace

Comme en transe je dois continuer
Ma marche le long de
cette étrange parc noir
un tunnel de fantômes
monotones les branches nues
de  blanchies vieilles plantes

C’est un rêve
Ou un vrai cauchemar
Aux couleurs de l’hiver?

Un Santana franchement
hors saison
me rêveille me redonne ma raison
 
me ramène  dans ma sombre situation

Lentement je reprend a rouler
On m’attend
C’est déjà l’heure de dîner

15 décembre, 2010

Libres d’êtres esclaves de soi mêmes

Classé dans : Les autres,Life — galatea @ 22:36

Libres d'êtres esclaves de soi mêmes dans Les autres doubleviedeveronique

Femmes désinvoltes
Prismes vivants
Seraient-elles le reflet
D’un fruit défendu

Un tour
Une facette dévoilant l’arc-en-ciel
Encore un tour
L’autre facette révèlant l’enfer

Drames et belles trames
Incongruité et impossibilité d’une liaison d’âmes
Mensonges et apparences
Revêtent leurs coeurs sans espérance

De l’art ou du vécu
Et tant d’ombres corrompues
Filles libres et sensuelles
Montrant la lumière de leurs corps étoiles

Expositions érotiques débordantes
Porno freak où le sexe est le seul point de communication
Imagination explicite et suggestion
Demeurant dans le cercle de l’excitation

Seraient-elles flattées libérées et légères
D’après une multitude de rêves éthérés
Où le fruit de la passion s’envole
Pour finir en un sujet de dérision

8 décembre, 2010

Les Classiques

Classé dans : Les classiques,Life — galatea @ 13:07

 

 

 

Si tu
m’oublies
je veux
que tu saches
une
chose.
Tu sais
ce qu’il en est :
si je
regarde
la lune
de cristal, la branche rouge
du lent
automne de ma fenêtre,
si je
touche
près du
feu
la
cendre impalpable
ou le
corps ridé du bois,
tout me
mène à toi,
comme
si tout ce qui existe,
les
arômes, la lumière, les métaux,
étaient
de petits bateaux qui naviguent
vers
ces îles à toi qui m’attendent.
Cependant,
si peu
à peu tu cesses de m’aimer
je
cesserai de t’aimer peu à peu.
Si
soudain
tu
m’oublies
ne me
cherche pas,
puisque
je t’aurai aussitôt oubliée.
Si tu
crois long et fou
le vent
de drapeaux
qui
traversent ma vie
et tu
décides
de me
laisser au bord
du
coeur où j’ai mes racines,
pense
que ce
jour-là,
à cette
même heure,
je
lèverai les bras
et mes
racines sortiront
chercher une autre terre.
Mais
si tous
les jours
à
chaque heure
tu sens
que tu m’es destinée
avec
une implacable douceur.
Si tous
les jours monte
une
fleur à tes lèvres me chercher,
ô mon
amour, ô mienne,
en moi
tout ce feu se répète,
en moi
rien ne s’éteint ni s’oublie,
mon
amour se nourrit de ton amour, ma belle,
et
durant ta vie il sera entre tes bras
sans
s’échapper des miens.
Pablo Neruda

 

 

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CHANT D’AMOUR

Comment contenir mon âme, afin qu’elle

ne touche pas la tienne ?

Comment la soulever au-dessus de toi

vers d’autres choses ?

Oh j’aimerais tant la placer

près de n’importe quelle chose perdue dans le noir,

en un lieu étranger et calme, qui ne fait point écho

quand tes profondeurs vibrent,

Cependant, tout ce qui nous émeut, toi et moi,

nous prend tous deux comme un coup d’archet,

qui de deux cordes tire un seul son .

Sur quel instrument sommes-nous tendus ?

Et qui joue ainsi de nous avec une seule main ?

O doux chant.

Rainer Maria Rilke Capri

Mars 1907

 

 Rumi      

L’ auberge    

Ce fait d’être humain est une auberge. 

Chaque matin, du nouveau. 

Une joie, une déprime, une rancoeur, ou une prise de conscience momentanée surviennent tel un visiteur inattendu.

 Accueille et reçois-les tous, même si c’est une troupe de chagrins qui vident violemment ta maison de tout son ameublement.  Traite honorablement, pourtant, chacun de tes hôtes. Il se pourrait qu’ils fassent place à quelque nouvelle joie. La sombre pensée, la honte, la malice, ouvre-leur ta porte en riant et invite-les à entrer. Sois reconnaissant à tous ceux qui viennent. Car chacun t’a été envoyé comme un guide de l’au-delà. Jalaluddin Rumi 

The guest house 

This being human is a guest house.
Every morning a new arrival.

A joy, a depression, a meanness,
some momentary awareness comes
as an unexpected visitor.

Welcome and entertain them all!
Even if they are a crowd of sorrows,
who violently sweep your house
empty of its furniture,
still, treat each guest honorably.
He may be clearing you out
for some new delight.

 

The dark thought, the shame, the malice.
meet them at the door laughing and invite them in.

 

    

 

Be grateful for whoever comes,
because each has been sent
as a guide from beyond.

 

    

Jelaluddin Rumi,
translation by Coleman Barks

If I can stop one Heart from breaking

by Emily Dickinson
919
 

If I can stop one heart from breaking,
I shall not live in vain ;
If I can ease one life the aching,
Or cool one pain,
Or help one fainting robin
Unto his nest again,
I shall not live in vain.

« Daffodils » (1804)I WANDER’D lonely as a cloud
That floats on high o’er vales and hills,

When all at once I saw a crowd,

A host, of golden daffodils;

Beside the lake, beneath the trees,
Fluttering and dancing in the breeze.Continuous as the stars that shine

And twinkle on the Milky Way,

They stretch’d in never-ending line

Along the margin of a bay:

Ten thousand saw I at a glance,
Tossing their heads in sprightly dance.The waves beside them danced; but they

Out-did the sparkling waves in glee:

A poet could not but be gay,

In such a jocund company:

I gazed — and gazed — but little thought
What wealth the show to me had brought:For oft, when on my couch I lie

In vacant or in pensive mood,

They flash upon that inward eye

Which is the bliss of solitude;

And then my heart with pleasure fills,
And dances with the daffodils.

By William Wordsworth (1770-1850). 

 

_______________________________
Parabola
Il bimbo guarda fra le dieci dita
la bella mela che vi tiene stretta;
e indugia – tanto è lucida e perfetta -
a dar coi denti quella gran ferita.
Ma dato il morso primo ecco s’affretta:
e quel che morde par cosa scipita
per l’occhio intento al morso che l’aspetta…
E già la mela è per metà finita.
Il bimbo morde ancora – e ad ogni morso
sempre è lo sguardo che precede il dente -
fin che s’arresta al torso che già tocca.
«Non sentii quasi il gusto e giungo al torso!»
Pensa il bambino… Le pupille intente
ogni piacere tolsero alla bocca.Guiodo Gozzano

 

 

Le Lac

Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l’océan des âges
Jeter l’ancre un seul jour ?

Ô lac ! l’année à peine a fini sa carrière,
Et près des flots chéris qu’elle devait revoir,
Regarde ! je viens seul m’asseoir sur cette pierre
Où tu la vis s’asseoir !

Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes,
Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés,
Ainsi le vent jetait l’écume de tes ondes
Sur ses pieds adorés.

Un soir, t’en souvient-il ? nous voguions en silence ;
On n’entendait au loin, sur l’onde et sous les cieux,
Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence
Tes flots harmonieux.

Tout à coup des accents inconnus à la terre
Du rivage charmé frappèrent les échos ;
Le flot fut attentif, et la voix qui m’est chère
Laissa tomber ces mots :

 » Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !

 » Assez de malheureux ici-bas vous implorent,
Coulez, coulez pour eux ;
Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ;
Oubliez les heureux.

 » Mais je demande en vain quelques moments encore,
Le temps m’échappe et fuit ;
Je dis à cette nuit : Sois plus lente ; et l’aurore
Va dissiper la nuit.

 » Aimons donc, aimons donc ! de l’heure fugitive,
Hâtons-nous, jouissons !
L’homme n’a point de port, le temps n’a point de rive ;
Il coule, et nous passons !  »

Temps jaloux, se peut-il que ces moments d’ivresse,
Où l’amour à longs flots nous verse le bonheur,
S’envolent loin de nous de la même vitesse
Que les jours de malheur ?

Eh quoi ! n’en pourrons-nous fixer au moins la trace ?
Quoi ! passés pour jamais ! quoi ! tout entiers perdus !
Ce temps qui les donna, ce temps qui les efface,
Ne nous les rendra plus !

Éternité, néant, passé, sombres abîmes,
Que faites-vous des jours que vous engloutissez ?
Parlez : nous rendrez-vous ces extases sublimes
Que vous nous ravissez ?

Ô lac ! rochers muets ! grottes ! forêt obscure !
Vous, que le temps épargne ou qu’il peut rajeunir,
Gardez de cette nuit, gardez, belle nature,
Au moins le souvenir !

Qu’il soit dans ton repos, qu’il soit dans tes orages,
Beau lac, et dans l’aspect de tes riants coteaux,
Et dans ces noirs sapins, et dans ces rocs sauvages
Qui pendent sur tes eaux.

Qu’il soit dans le zéphyr qui frémit et qui passe,
Dans les bruits de tes bords par tes bords répétés,
Dans l’astre au front d’argent qui blanchit ta surface
De ses molles clartés.

Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
Que les parfums légers de ton air embaumé,
Que tout ce qu’on entend, l’on voit ou l’on respire,
Tout dise : Ils ont aimé !

Alphonse de Lamartine - Les Méditations poétiques

 

Philippe Jaccottet
Croire que « tout a été dit » et que « l’on vient trop tard » est le fait d’un esprit sans force, ou que le monde ne surprend plus assez. Peu de choses, au contraire, ont été dites comme il le fallait, car la secrète vérité du monde est fuyante, et l’on peut ne jamais cesser de la poursuivre, l’approcher quelquefois, souvent de nouveau s’en éloigner. C’est pourquoi, il ne peut y avoir de répit à nos questions, d’arrêt dans nos recherches, c’est pourquoi nous ne devrions jamais connaître la mort intérieure, celle qui survient quand nous croyons, à tort, avoir épuisé toute possibilité de surprise. Si nous cédons à ce désabusement, bien proche du désespoir, c’est que nous ne savons plus voir ni le monde en dehors de nous, ni celui que nous contenons, c’est que nous sommes inférieurs à notre tâche. Quiconque s’enfonce assez loin dans sa sensibilité particulière, quiconque est assez attentif à la singularité de son expérience propre, découvre des régions nouvelles ; et il comprend aussi combien il est difficile de décrire à d’autres les pas effrayés ou enchantés qu’il y fait.

L’amour de rencontre


L’amour de rencontre est une parenthèse, ouverte sur des pointillés, des
incertitudes, des étonnements plus étonnés que des rêves.
L’amour de rencontre a un avant prometteur et un après enchanteur.

Dans des filigranes de tendresse, sur trame de rencontres et de temps effleurés l’amour de rencontre ne s’étiole pas.Sur un fond d’espérance étiré dans la nuit, sans regret pour les solitudes
désespérées d’autrefois, alangui dans les possibles du plaisir partagé,
l’amour se rencontre.

L’amour de rencontre exhale son essence, parfum de surprise ébahie, odeurs
de corps emmêlés, fragrances de joies scintillantes, sur caresses d’or.
L’amour de rencontre relègue parfois au loin ses besoins et ses exigences
pour se révéler joyeux, cerise sur le gâteau de la vie. Il peut devenir
aussi une perle rare aux reflets irisés des désirs.
Dans l’instant bohème, renaissant aux hasards rêvés et accueillis,la rencontre de deux amours reste une flamme.
L’amour de rencontre, cet élan entre un et une… qui se croisent à jamais.

Extrait d’une pensée du livre de Jacques Salomé « Jamais seuls
ensemble-Comment vivre à deux en restant différents »
 http://rimeur.centerblog.net/30-01-11The muse at sunriseA Osbert 1918Le Dolce Stil Novo (« Nouveau style doux » en français) est un courant littéraire italien majeur qui a pris naissance au au XIIIe siècle et s’est poursuivi jusqu’au XVe siècle.C’est le célèbre poète et écrivain italien Dante Alighieri qui est le premier à nommer ce courant dans le 24 chants de son Purgatoire. Ce courant naît et se développe à Bologne et à Florence qui sont alors deux cités en pleine émulation culturelle et politique.Les caractéristiques du genre
Ce nouveau genre littéraire est fortement influencé par la poésie sicilienne et toscane, les principaux thèmes abordés sont l’Amour (Amore) et la Courtoisie (Gentilezza). Par comparaison avec les travaux littéraires antérieurs, les œuvres du Dolce Stil Novo sont plus soignées et plus raffinées. On note un usage régulier des métaphores qui introduisent des nuances de sens et des subtilités dans le texte. L’adoration de l’image de la femme et le portrait minutieux de sa beauté et de sa vertu sont une autre caractéristique de ce nouveau genre. La femme, en tant qu’idéal, est elle-même souvent décrite comme étant de nature divine. Elle devient une sorte d’ange ou un « pont vers Dieu » dont la beauté divine conduit le poéte à plonger dans une introspection profonde.

Tanto gentile e tanto onesta pare

Tanto gentile e tanto onesta pare
La donna mia quand’ella altrui saluta,
Ch’ogni lingua divien tremando muta
E gli occhi non ardiscon di guardare.

Ella sen va, sentendosi laudare
Benignamente d’umilta`vestuta,
E par che sia una cosa venuta
Di cielo in terra a miracol mostrare.

Mostrasi si’ piacente a chi la mira,
Che da’ per gli occhi una dolcezza al core,
Che intender non la puo’ chi non la prova.

E par che della sua labbia si muova
Uno spirito soave e pien d’amore,
Che va dicendo all’anima: sospira

Neo-latin version by Bruno Zani and Jòrdi Cassany i Bates
Tanto gentile e tanto honesta appare

Tanto gentile e tanto honesta appare
la dòmna mèa quando altros saluta
que omne lengua tremando devèn muta
e los òclos non osan de guardare.

Ella se·n va, audièndo-se laudare
benignamente, de humiltat’ vestita,
e sembla que sea còsa venita
de cèlo in tèrra a mirácol’ mostrare.

Se mòstra tant placènte a qui la mira
que dá per los òclos dolchor al còre
que entender-lo non pòt qui non lo pròva

E par que de la sua facha se mòva
un espírito suave e plen’ d’amore
que va dicèndo a la ánima: sospira.

English version by Bruno Zani
So gentle and so honest indeed appears

So gentle and so honest indeed appears
My Lady when she others does salute,
That ev’ry trembling tongue turns sudden mute
And all eyes not even dare to stare.

She goes about, hearing herself lauded
Benignly in humility clothed,
Resembling something that just alighted
From sky to earth to show us a miracle.

She looks so pleasant to the admirer
That from her eyes such sweetness spreads to heart
That he who does not feel it, can not fathom.

It seems that from her lips forwards does come
A suave spirit o’erflowing with love
That goes telling the soul: suspire!

 

28 octobre, 2010

The passage

Classé dans : Les autres,Life — galatea @ 8:38

We

Sandy grains

Of the Universe
 

We meet

Sometimes

We recognise each other

And we are already

Swept away

By the breath of


The Eternal

12 giugno 2005

A Oliver

13 octobre, 2010

Mon Riace aux lèvres irresistibles

Classé dans : Les autres,Life — galatea @ 21:03

Ma pensée plus intime

Te voit comme ma victime

 Toi, ma proie legitime

Mes sens sont corruptibles

Et je te vois comestible

Oh mon Riace aux lèvres irresistibles !

Pour une fois insolente

Je ne cache pas mon envie brulante

et je  mords tes lèvres cinglantes

13 ottobre 2010

10 octobre, 2010

Spirales

Classé dans : Life,Non classé — galatea @ 16:25

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 Petit noyau aux mille vies
je me transforme
je deviens spirale
Le même centre
de cercles

mouvante
je prends des formes
toujours différentes


Je suis changeante

Trémule onde
qui ne choisit
une forme constante
car je maintiens
mon aller circulaire
centre de tout
mais un rien
temporaire

21 luglio 2010

8 octobre, 2010

Un portrait à la D.Gray

Classé dans : Les autres,Life,Printemps — galatea @ 14:20

 Un portrait à la D.Gray dans Les autres images14

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Qui sait pourquoi et quand il fut
j’ai décidé de faire un contract,
une sorte de cession car
aujourd’hui’hui je me retrouve
une absence, une soustraction
de mon âme de femme
qui pour longtemps
avait voulu , fortement cru
au grand amour, absolu.

De ma section hypothéquée
abritant l’essence qui me
fait vivre , jouir , aimer,
il y a une trace , une expression
près d’une banque qui
gère des coeurs ou pour mieux dire
près d’un préteur des sentiments
à haut prix auquel je paye le jour , la nuit
des grosses sommes en larmes et soucis .
Quand au miroir , je regarde mon reflet
je vois la femme des années passées,
mais je m’attends qu’ un beau matin,
en buvant mon thé,
mon beau visage, sans traces d’âge
vient apparaître comme
un compte rendu qui est final
et qui fait voir la femme que
j’ai toujours été.

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