Galatea Belga Broderies

Bienvenue sur mon blog . Un peu de ma vie mais pas nécessairement le plus essentiel…

12 novembre, 2016

Ciao, Leonard !

Classé dans : 2016,Amicizia,Amore,In English,Les autres,Les classiques,Life,Tristes — galatea @ 11:34
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http://www.uwo.ca/english/canadianpoetry/cpjrn/vol33/diehl-jones.htm

20 janvier, 2016

Una giornata particolare

Classé dans : 2016,Les autres,Les classiques,Liens,Life,Un peu de moi... — galatea @ 17:18
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Tout est ordinaire

ce 20 janvier froid et nuageux

 

J’affiche aux murs

mes maintes espoirs

mes brins d’union

mes offres aux dieux

du monde virtuel

 

Tout est ordinaire

meme le loup qui me cotoie

il a perdu l’esprit d’antan

ou il se maquille comme un ami ?

 

Tout est ordinaire  ce jour d’hiver

le froid qui pique

l’envie de croire

 

31 janvier, 2015

Le Futur poétique d’aujourd’hui

Classé dans : 2015,Les autres,Les classiques,Liens,Life,Non classé — galatea @ 8:01

 

  • Répondre en citant

Le Futur poétique d'aujourd'hui  dans 2015 empty  » Le Futur poétique d’aujourd’hMessage  Pierre James le Jeu 30 Oct 2014 – 23:24

Les périodes poétiques, les thèmes et orientations abordés dans celles-ci, ont engendré à chaque fois des typologies adaptées se voulant résolument nouvelles .
Nous ne sommes plus en périodes de guerre, de luttes des classes ou de grandes misères sociales telles que le pays et l’Europe ont pu vivre au XIX et XX siècles.
La poésie qui accompagnaient ces mouvements, qui décrivaient la vie d’alors était dans la plus part des cas exprimée de façon dite « réaliste », l’accent étant mis sur  la condition  humaine, une attitude face au réel que l’âme du poète s’évertuait à représenter avec le plus de  noirceur possible,  sans fioritures, si ce n’est dans l’exagération des mots, afin de plonger le lecteur dans la toile inextricablement  visqueuse du réalisme ambiant. La particularité de cette poésie est qu’elle se devait d’exprimer : la mort, la lutte, l’amour, l’espoir et l’utopie des hommes pour faire évoluer les choses .
Ainsi,  cette forme de poésie ne disparaitra jamais.  Elle ressurgit et se clame toujours suivant les circonstances, selon l’état des lieux et le besoin du poète  d’exposer et traduire par l’écriture de la façon  la plus concrète ce qu’il ressent et  dans le même élan, grâce à l’imaginaire, d’entretenir le rêve et l’espoir qui permettra à certains de mourir bravement et à d’autres de survivre et de se consoler de leurs sorts en lisant les lignes de leurs poètes préférés.
Mais, demande t-on à la poésie aujourd’hui  d’être  réaliste, idéologique? Pas seulement, pas vraiment.
Comment définir la poésie, sinon par le geste , l’élan personnel et  individuel,  un besoin de …..de quoi au juste?
De livrer sa pensée pardi ! Sa fantaisie, ses malaises profonds aussi. Sa folie, sa joie de vivre,  pourquoi pas.
Par quel moyen ? Le sens artistique ? Oui, nous y sommes ! La poésie, et en somme  son auteur, se doit -il d’être toujours sincère ou suffit-il d’être artiste …de la plume, à défaut de ne savoir peindre, sculpter, photographier ou filmer ?La question est posée depuis l’apport et l’utilisation de nouveaux langages tels l’informatique, le numérique ( Internet et SMS ) et celui des  arts plastiques ou encore de la vidéo. Les modes d’écritures les  plus fantaisistes que l’on trouve dans les courants de la poésie contemporaine (Oulipo, Lipogramme, Palindromes etc.. ) tendent à se propager grâce à ces technologies  modernes et peuvent faire douter de la sincérité que l’on voudrait implicitement la plus pure dans la poésie  que l’on dit être l’expression de l’âme.

Peut-on se prévaloir d’être poète parce ce que l’on a la particularité d’écrire tantôt en caractères discordants ou gras, en lettres capitales, de droite à gauche, de bas en haut, en franglais ou en abrégé?
Nous voici donc de nouveau dans l’ère de la modernité  qui faisait les beaux jours des clubs poétiques et de leurs joutes intellectuelles, il y a des lustres de cela .
Où va la poésie au XXI siècle où nous mène-t-elle après qu’elle ait traversée durant les deux derniers siècles autant de tendances et de confrontations, d’attaques comme de défenses; le réalisme naquit de la réaction au naturalisme de même que le symbolisme. Le modernisme en réaction au Romantisme. Le Parnasse en réaction au modernisme etc.. le mouvement Dada suivit du Surréalisme prirent place pour faire table rase du passé.
La poésie ne s’est- elle pas évaporée ou perdue dans cet cacophonie de communication moderne pour ne devenir qu’un objet de jeux intellectuels, énigmes à tiroirs et autres formules hermétiques, en guise de propos  philosophiques, sensuels ou bucoliques.

La poésie n’est-elle pas une affaire plus qu’intime ?

Alors dira-t-on, comment cheminer dans cette jungle technologique, trouver  le sentier qui  mène notre esprit au plus près  de l’âme et ainsi   »délivrer  » les pensées et leurs sens  profonds ancrés en chacun de nous.
A moins que nos sens aient eux-mêmes changés ou se soient modifiés au contact d’une mondialisation déroutante?

Gageons que ballottée dans la lessiveuse de cette nouvelle mutation, au milieu du gué où elle se trouve et se cherche, la poésie ne pourra disparaitre dans les flots mortels de l’ennui, sans se rebeller, sans crier, sans renaitre, se redéployer et rayonner à travers chacun de nous, à la guise immortelle de sa muse.
A suivre
PierreJ.

Dernière édition par Pierre James le Ven 7 Nov 2014 – 14:33, édité 1 fois

Des mots s’enfuient chaque jour de mon cerveau. Le phénomène est fort heureusement, qu’il m’en arrive dans le même temps tout autant. Pierre James

8 décembre, 2010

Les Classiques

Classé dans : Les classiques,Life — galatea @ 13:07

 

 

 

Si tu
m’oublies
je veux
que tu saches
une
chose.
Tu sais
ce qu’il en est :
si je
regarde
la lune
de cristal, la branche rouge
du lent
automne de ma fenêtre,
si je
touche
près du
feu
la
cendre impalpable
ou le
corps ridé du bois,
tout me
mène à toi,
comme
si tout ce qui existe,
les
arômes, la lumière, les métaux,
étaient
de petits bateaux qui naviguent
vers
ces îles à toi qui m’attendent.
Cependant,
si peu
à peu tu cesses de m’aimer
je
cesserai de t’aimer peu à peu.
Si
soudain
tu
m’oublies
ne me
cherche pas,
puisque
je t’aurai aussitôt oubliée.
Si tu
crois long et fou
le vent
de drapeaux
qui
traversent ma vie
et tu
décides
de me
laisser au bord
du
coeur où j’ai mes racines,
pense
que ce
jour-là,
à cette
même heure,
je
lèverai les bras
et mes
racines sortiront
chercher une autre terre.
Mais
si tous
les jours
à
chaque heure
tu sens
que tu m’es destinée
avec
une implacable douceur.
Si tous
les jours monte
une
fleur à tes lèvres me chercher,
ô mon
amour, ô mienne,
en moi
tout ce feu se répète,
en moi
rien ne s’éteint ni s’oublie,
mon
amour se nourrit de ton amour, ma belle,
et
durant ta vie il sera entre tes bras
sans
s’échapper des miens.
Pablo Neruda

 

 

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CHANT D’AMOUR

Comment contenir mon âme, afin qu’elle

ne touche pas la tienne ?

Comment la soulever au-dessus de toi

vers d’autres choses ?

Oh j’aimerais tant la placer

près de n’importe quelle chose perdue dans le noir,

en un lieu étranger et calme, qui ne fait point écho

quand tes profondeurs vibrent,

Cependant, tout ce qui nous émeut, toi et moi,

nous prend tous deux comme un coup d’archet,

qui de deux cordes tire un seul son .

Sur quel instrument sommes-nous tendus ?

Et qui joue ainsi de nous avec une seule main ?

O doux chant.

Rainer Maria Rilke Capri

Mars 1907

 

 Rumi      

L’ auberge    

Ce fait d’être humain est une auberge. 

Chaque matin, du nouveau. 

Une joie, une déprime, une rancoeur, ou une prise de conscience momentanée surviennent tel un visiteur inattendu.

 Accueille et reçois-les tous, même si c’est une troupe de chagrins qui vident violemment ta maison de tout son ameublement.  Traite honorablement, pourtant, chacun de tes hôtes. Il se pourrait qu’ils fassent place à quelque nouvelle joie. La sombre pensée, la honte, la malice, ouvre-leur ta porte en riant et invite-les à entrer. Sois reconnaissant à tous ceux qui viennent. Car chacun t’a été envoyé comme un guide de l’au-delà. Jalaluddin Rumi 

The guest house 

This being human is a guest house.
Every morning a new arrival.

A joy, a depression, a meanness,
some momentary awareness comes
as an unexpected visitor.

Welcome and entertain them all!
Even if they are a crowd of sorrows,
who violently sweep your house
empty of its furniture,
still, treat each guest honorably.
He may be clearing you out
for some new delight.

 

The dark thought, the shame, the malice.
meet them at the door laughing and invite them in.

 

    

 

Be grateful for whoever comes,
because each has been sent
as a guide from beyond.

 

    

Jelaluddin Rumi,
translation by Coleman Barks

If I can stop one Heart from breaking

by Emily Dickinson
919
 

If I can stop one heart from breaking,
I shall not live in vain ;
If I can ease one life the aching,
Or cool one pain,
Or help one fainting robin
Unto his nest again,
I shall not live in vain.

« Daffodils » (1804)I WANDER’D lonely as a cloud
That floats on high o’er vales and hills,

When all at once I saw a crowd,

A host, of golden daffodils;

Beside the lake, beneath the trees,
Fluttering and dancing in the breeze.Continuous as the stars that shine

And twinkle on the Milky Way,

They stretch’d in never-ending line

Along the margin of a bay:

Ten thousand saw I at a glance,
Tossing their heads in sprightly dance.The waves beside them danced; but they

Out-did the sparkling waves in glee:

A poet could not but be gay,

In such a jocund company:

I gazed — and gazed — but little thought
What wealth the show to me had brought:For oft, when on my couch I lie

In vacant or in pensive mood,

They flash upon that inward eye

Which is the bliss of solitude;

And then my heart with pleasure fills,
And dances with the daffodils.

By William Wordsworth (1770-1850). 

 

_______________________________
Parabola
Il bimbo guarda fra le dieci dita
la bella mela che vi tiene stretta;
e indugia – tanto è lucida e perfetta -
a dar coi denti quella gran ferita.
Ma dato il morso primo ecco s’affretta:
e quel che morde par cosa scipita
per l’occhio intento al morso che l’aspetta…
E già la mela è per metà finita.
Il bimbo morde ancora – e ad ogni morso
sempre è lo sguardo che precede il dente -
fin che s’arresta al torso che già tocca.
«Non sentii quasi il gusto e giungo al torso!»
Pensa il bambino… Le pupille intente
ogni piacere tolsero alla bocca.Guiodo Gozzano

 

 

Le Lac

Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l’océan des âges
Jeter l’ancre un seul jour ?

Ô lac ! l’année à peine a fini sa carrière,
Et près des flots chéris qu’elle devait revoir,
Regarde ! je viens seul m’asseoir sur cette pierre
Où tu la vis s’asseoir !

Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes,
Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés,
Ainsi le vent jetait l’écume de tes ondes
Sur ses pieds adorés.

Un soir, t’en souvient-il ? nous voguions en silence ;
On n’entendait au loin, sur l’onde et sous les cieux,
Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence
Tes flots harmonieux.

Tout à coup des accents inconnus à la terre
Du rivage charmé frappèrent les échos ;
Le flot fut attentif, et la voix qui m’est chère
Laissa tomber ces mots :

 » Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !

 » Assez de malheureux ici-bas vous implorent,
Coulez, coulez pour eux ;
Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ;
Oubliez les heureux.

 » Mais je demande en vain quelques moments encore,
Le temps m’échappe et fuit ;
Je dis à cette nuit : Sois plus lente ; et l’aurore
Va dissiper la nuit.

 » Aimons donc, aimons donc ! de l’heure fugitive,
Hâtons-nous, jouissons !
L’homme n’a point de port, le temps n’a point de rive ;
Il coule, et nous passons !  »

Temps jaloux, se peut-il que ces moments d’ivresse,
Où l’amour à longs flots nous verse le bonheur,
S’envolent loin de nous de la même vitesse
Que les jours de malheur ?

Eh quoi ! n’en pourrons-nous fixer au moins la trace ?
Quoi ! passés pour jamais ! quoi ! tout entiers perdus !
Ce temps qui les donna, ce temps qui les efface,
Ne nous les rendra plus !

Éternité, néant, passé, sombres abîmes,
Que faites-vous des jours que vous engloutissez ?
Parlez : nous rendrez-vous ces extases sublimes
Que vous nous ravissez ?

Ô lac ! rochers muets ! grottes ! forêt obscure !
Vous, que le temps épargne ou qu’il peut rajeunir,
Gardez de cette nuit, gardez, belle nature,
Au moins le souvenir !

Qu’il soit dans ton repos, qu’il soit dans tes orages,
Beau lac, et dans l’aspect de tes riants coteaux,
Et dans ces noirs sapins, et dans ces rocs sauvages
Qui pendent sur tes eaux.

Qu’il soit dans le zéphyr qui frémit et qui passe,
Dans les bruits de tes bords par tes bords répétés,
Dans l’astre au front d’argent qui blanchit ta surface
De ses molles clartés.

Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
Que les parfums légers de ton air embaumé,
Que tout ce qu’on entend, l’on voit ou l’on respire,
Tout dise : Ils ont aimé !

Alphonse de Lamartine - Les Méditations poétiques

 

Philippe Jaccottet
Croire que « tout a été dit » et que « l’on vient trop tard » est le fait d’un esprit sans force, ou que le monde ne surprend plus assez. Peu de choses, au contraire, ont été dites comme il le fallait, car la secrète vérité du monde est fuyante, et l’on peut ne jamais cesser de la poursuivre, l’approcher quelquefois, souvent de nouveau s’en éloigner. C’est pourquoi, il ne peut y avoir de répit à nos questions, d’arrêt dans nos recherches, c’est pourquoi nous ne devrions jamais connaître la mort intérieure, celle qui survient quand nous croyons, à tort, avoir épuisé toute possibilité de surprise. Si nous cédons à ce désabusement, bien proche du désespoir, c’est que nous ne savons plus voir ni le monde en dehors de nous, ni celui que nous contenons, c’est que nous sommes inférieurs à notre tâche. Quiconque s’enfonce assez loin dans sa sensibilité particulière, quiconque est assez attentif à la singularité de son expérience propre, découvre des régions nouvelles ; et il comprend aussi combien il est difficile de décrire à d’autres les pas effrayés ou enchantés qu’il y fait.

L’amour de rencontre


L’amour de rencontre est une parenthèse, ouverte sur des pointillés, des
incertitudes, des étonnements plus étonnés que des rêves.
L’amour de rencontre a un avant prometteur et un après enchanteur.

Dans des filigranes de tendresse, sur trame de rencontres et de temps effleurés l’amour de rencontre ne s’étiole pas.Sur un fond d’espérance étiré dans la nuit, sans regret pour les solitudes
désespérées d’autrefois, alangui dans les possibles du plaisir partagé,
l’amour se rencontre.

L’amour de rencontre exhale son essence, parfum de surprise ébahie, odeurs
de corps emmêlés, fragrances de joies scintillantes, sur caresses d’or.
L’amour de rencontre relègue parfois au loin ses besoins et ses exigences
pour se révéler joyeux, cerise sur le gâteau de la vie. Il peut devenir
aussi une perle rare aux reflets irisés des désirs.
Dans l’instant bohème, renaissant aux hasards rêvés et accueillis,la rencontre de deux amours reste une flamme.
L’amour de rencontre, cet élan entre un et une… qui se croisent à jamais.

Extrait d’une pensée du livre de Jacques Salomé « Jamais seuls
ensemble-Comment vivre à deux en restant différents »
 http://rimeur.centerblog.net/30-01-11The muse at sunriseA Osbert 1918Le Dolce Stil Novo (« Nouveau style doux » en français) est un courant littéraire italien majeur qui a pris naissance au au XIIIe siècle et s’est poursuivi jusqu’au XVe siècle.C’est le célèbre poète et écrivain italien Dante Alighieri qui est le premier à nommer ce courant dans le 24 chants de son Purgatoire. Ce courant naît et se développe à Bologne et à Florence qui sont alors deux cités en pleine émulation culturelle et politique.Les caractéristiques du genre
Ce nouveau genre littéraire est fortement influencé par la poésie sicilienne et toscane, les principaux thèmes abordés sont l’Amour (Amore) et la Courtoisie (Gentilezza). Par comparaison avec les travaux littéraires antérieurs, les œuvres du Dolce Stil Novo sont plus soignées et plus raffinées. On note un usage régulier des métaphores qui introduisent des nuances de sens et des subtilités dans le texte. L’adoration de l’image de la femme et le portrait minutieux de sa beauté et de sa vertu sont une autre caractéristique de ce nouveau genre. La femme, en tant qu’idéal, est elle-même souvent décrite comme étant de nature divine. Elle devient une sorte d’ange ou un « pont vers Dieu » dont la beauté divine conduit le poéte à plonger dans une introspection profonde.

Tanto gentile e tanto onesta pare

Tanto gentile e tanto onesta pare
La donna mia quand’ella altrui saluta,
Ch’ogni lingua divien tremando muta
E gli occhi non ardiscon di guardare.

Ella sen va, sentendosi laudare
Benignamente d’umilta`vestuta,
E par che sia una cosa venuta
Di cielo in terra a miracol mostrare.

Mostrasi si’ piacente a chi la mira,
Che da’ per gli occhi una dolcezza al core,
Che intender non la puo’ chi non la prova.

E par che della sua labbia si muova
Uno spirito soave e pien d’amore,
Che va dicendo all’anima: sospira

Neo-latin version by Bruno Zani and Jòrdi Cassany i Bates
Tanto gentile e tanto honesta appare

Tanto gentile e tanto honesta appare
la dòmna mèa quando altros saluta
que omne lengua tremando devèn muta
e los òclos non osan de guardare.

Ella se·n va, audièndo-se laudare
benignamente, de humiltat’ vestita,
e sembla que sea còsa venita
de cèlo in tèrra a mirácol’ mostrare.

Se mòstra tant placènte a qui la mira
que dá per los òclos dolchor al còre
que entender-lo non pòt qui non lo pròva

E par que de la sua facha se mòva
un espírito suave e plen’ d’amore
que va dicèndo a la ánima: sospira.

English version by Bruno Zani
So gentle and so honest indeed appears

So gentle and so honest indeed appears
My Lady when she others does salute,
That ev’ry trembling tongue turns sudden mute
And all eyes not even dare to stare.

She goes about, hearing herself lauded
Benignly in humility clothed,
Resembling something that just alighted
From sky to earth to show us a miracle.

She looks so pleasant to the admirer
That from her eyes such sweetness spreads to heart
That he who does not feel it, can not fathom.

It seems that from her lips forwards does come
A suave spirit o’erflowing with love
That goes telling the soul: suspire!

 

3 décembre, 2010

Pantoums de Karen Whimsy

Classé dans : Les classiques — galatea @ 10:51

 Miss-Carson-mMcullers  About love

 

First of all, love is a joint experience between two persons — but the fact that it is a joint experience does not mean that it is a similar experience to the two people involved. There are the lover and the beloved, but these two come from different countries. Often the beloved is only a stimulus for all the stored-up love which had lain quiet within the lover for a long time hitherto. And somehow every lover knows this. He feels in his soul that his love is a solitary thing. He comes to know a new, strange loneliness and it is this knowledge which makes him suffer. So there is only one thing for the lover to do. He must house his love within himself as best he can; he must create for himself a whole new inward world — a world intense and strange, complete in himself. Let it be added here that this lover about whom we speak need not necessarily be a young man saving for a wedding ring — this lover can be man, woman, child, or indeed any human creature on this earth.


Now, the beloved can also be of any description. The most outlandish people can be the stimulus for love. A man may be a doddering great-grandfather and still love only a strange girl he saw in the streets of Cheehaw one afternoon two decades past. The preacher may love a fallen woman. The beloved may be treacherous, greasy-headed, and given to evil habits. Yes, and the lover may see this as clearly as anyone else — but that does not affect the evolution of his love one whit. A most mediocre person can be the object of a love which is wild, extravagant, and beautiful as the poison lilies of the swamp. A good man may be the stimulus for a love both violent and debased, or a jabbering madman may bring about in the soul of someone a tender and simple idyll.


Therefore, the value and quality of any love is determined solely by the lover himself.


It is for this reason that most of us would rather love than be loved. Almost everyone wants to be the lover. And the curt truth is that, in a deep secret way, the state of being beloved is intolerable to many. The beloved fears and hates the lover, and with the best of reasons. For the lover is forever trying to strip bare his beloved. The lover craves any possible relation with the beloved, even if this experience can cause him only pain.



                                                                                        ~ From « The Ballad of the Sad Café »


http://eatingthesun.blogspot.com/2010/12/miss-carson-mccullers-talks-about-love.html

Into the Waterfall

A waterfall pours down a huge gray boulder into a foamy green pool
Rainbows spread out from the misty spray– yellow, lavender, green
I soak up the sun on the white sandy beach
Listening to the water splash against the rocks

Rainbows spread out from the misty spray– yellow, lavender, green
I swim in the pool’s cool, dark deepness
Listening to the water splash against the rocks
Behind the waterfall I find a hidden cave

I swim in the pool’s cool, dark deepness
I find trunks heaped with rubies, emeralds, and pearls
Behind the waterfall in a hidden cave
I stand before a golden mirror, wearing layers of gleaming jewels

I swim in the pool’s cool, dark deepness
I find trunks heaped with rubies, emeralds, and pearls
Behind the waterfall in a hidden cave
I stand before a golden mirror, wearing layers of gleaming jewels

I find trunks heaped with rubies, emeralds, and pearls
Behind a waterfall pouring down a huge gray boulder into a foamy green pool
I stand before a golden mirror, wearing layers of gleaming jewels
Then I soak up the sun on the white sandy beach.

Icarus

Out into the light
Eyes shut tight he leaps.
He feels the wind embrace him,
Lift him high above the sea.

Eyes shut tight, he leaps.
He feels the rush of freedom
Lift him high above the sea.
His small frame dances on air.

He feels the rush of freedom
Words of warning drift away.
His small frame dances on air,
As the wax melts down his arms.

Words of warning drift away
Out into the light.
As the wax melts down his arms,
He feels the sea embrace him.
http://karenswhimsy.com

21 novembre, 2010

Harmonies du Soir

Classé dans : Les classiques — galatea @ 22:32

HARMONIES DU SOIR – (Charles Baudelaire)

Voici venir les temps où vibrant sur sa tige
Chaque fleur s’évapore ainsi qu’un encensoir …
Les sons et les parfums tournent dans l’air du soir,
Valse mélancolique et langoureux vertige !
Chaque fleur s’évapore ainsi qu’un encensoir,
Le violon frémit comme un coeur qu’on afflige,
Valse mélancolique et langoureux vertige !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.

Le violon frémit comme un coeur qu’on afflige,
Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir !
Le ciel est triste et beau comme un grands reposoir ,
Le soleil s’est noyé dans son sang qui se fige.

Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir !
Du passé lumineux recueille tout vestige !
Le soleil s’est noyé dans son sang qui se fige.
Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir !

(Les Fleurs du mal) 

 

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Une passante

La rue assourdissante autour de moi hurlait.
Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,
Une femme passa, d’une main fastueuse
Soulevant, balançant le feston et l’ourlet;

Agile et noble, avec sa jambe de statue.
Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,
Dans son oeil, ciel livide où germe l’ouragan,
La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.

Un éclair… puis la nuit! — Fugitive beauté
Dont le regard m’a fait soudainement renaître,
Ne te verrai-je plus que dans l’éternité?

Ailleurs, bien loin d’ici! trop tard! jamais peut-être!
Car j’ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
Ô toi que j’eusse aimée, ô toi qui le savais!

Charles Baudelaire


 

To a Passer-By

The street about me roared with a deafening sound.
Tall, slender, in heavy mourning, majestic grief,
A woman passed, with a glittering hand
Raising, swinging the hem and flounces of her skirt;

Agile and graceful, her leg was like a statue’s.
Tense as in a delirium, I drank
From her eyes, pale sky where tempests germinate,
The sweetness that enthralls and the pleasure that kills.

A lightning flash… then night! Fleeting beauty
By whose glance I was suddenly reborn,
Will I see you no more before eternity?

Elsewhere, far, far from here! too late! never perhaps!
For I know not where you fled, you know not where I go,
O you whom I would have loved, O you who knew it!

— William Aggeler, The Flowers of Evil (Fresno, CA: Academy Library Guild, 1954)


 

A Passer-by

The deafening street roared on. Full, slim, and grand
In mourning and majestic grief, passed down
A woman, lifting with a stately hand
And swaying the black borders of her gown;

Noble and swift, her leg with statues matching;
I drank, convulsed, out of her pensive eye,
A livid sky where hurricanes were hatching,
Sweetness that charms, and joy that makes one die.

A lighting-flash — then darkness! Fleeting chance
Whose look was my rebirth — a single glance!
Through endless time shall I not meet with you?

Far off! too late! or never! — I not knowing
Who you may be, nor you where I am going —
You, whom I might have loved, who know it too!

— Roy Campbell, Poems of Baudelaire (New York: Pantheon Books, 1952)


 

To a Woman Passing By

The deafening road around me roared.
Tall, slim, in deep mourning, making majestic grief,
A woman passed, lifting and swinging
With a pompous gesture the ornamental hem of her garment,

Swift and noble, with statuesque limb.
As for me, I drank, twitching like an old roué,
From her eye, livid sky where the hurricane is born,
The softness that fascinates and the pleasure that kills,

A gleam… then night! O fleeting beauty,
Your glance has given me sudden rebirth,
Shall I see you again only in eternity?

Somewhere else, very far from here! Too late! Perhaps never!
For I do not know where you flee, nor you where I am going,
O you whom I would have loved, O you who knew it!

— Geoffrey Wagner, Selected Poems of Charles Baudelaire (NY: Grove Press, 1974)

Le serpent qui danse

Que j’aime voir, chère indolente,
De ton corps si beau,
Comme une étoffe vacillante,
Miroiter la peau!
Sur ta chevelure profonde
Aux âcres parfums,
Mer odorante et vagabonde
Aux flots bleus et bruns,
Comme un navire qui s’éveille
Au vent du matin,
Mon âme rêveuse appareille
Pour un ciel lointain.
Tes yeux où rien ne se révèle
De doux ni d’amer,
Sont deux bijoux froids où se mêlent
L’or avec le fer.

A te voir marcher en cadence,
Belle d’abandon,
On dirait un serpent qui danse
Au bout d’un bâton.

Sous le fardeau de ta paresse
Ta tête d’enfant
Se balance avec la mollesse
D’un jeune éléphant,

Et ton corps se penche et s’allonge
Comme un fin vaisseau
Qui roule bord sur bord et plonge
Ses vergues dans l’eau.

Comme un flot grossi par la fonte
Des glaciers grondants,
Quand l’eau de ta bouche remonte
Au bord de tes dents,

Je crois boire un vin de bohême,
Amer et vainqueur,
Un ciel liquide qui parsème
D’étoiles mon coeur!

19 novembre, 2010

A. Lamartine Chant d’amour

Classé dans : Les classiques — galatea @ 10:34

 

 

Chant d’amour
Naples, 1822.

Si tu pouvais jamais égaler, ô ma lyre,
Le doux frémissement des ailes du zéphyre
À travers les rameaux,
Ou l’onde qui murmure en caressant ces rives,
Ou le roucoulement des colombes plaintives,
Jouant aux bords des eaux ;

Si, comme ce roseau qu’un souffle heureux anime,
Tes cordes exhalaient ce langage sublime,
Divin secret des cieux,
Que, dans le pur séjour où l’esprit seul s’envole,
Les anges amoureux se parlent sans parole,
Comme les yeux aux yeux ;

Si de ta douce voix la flexible harmonie,
Caressant doucement une âme épanouie
Au souffle de l’amour,
La berçait mollement sur de vagues images,
Comme le vent du ciel fait flotter les nuages
Dans la pourpre du jour :

Tandis que sur les fleurs mon amante sommeille,
Ma voix murmurerait tout bas à son oreille
Des soupirs, des accords,
Aussi purs que l’extase où son regard me plonge,
Aussi doux que le son que nous apporte un songe
Des ineffables bords !

Ouvre les yeux, dirais-je, ô ma seule lumière !
Laisse-moi, laisse-moi lire dans ta paupière
Ma vie et ton amour !
Ton regard languissant est plus cher à mon âme
Que le premier rayon de la céleste flamme
Aux yeux privés du jour.

 

16 octobre, 2010

Par les soirs d’été…

Classé dans : Les classiques — galatea @ 21:33

 Par les soirs d'été... dans Les classiques summer-field

Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l’herbe menue :
Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l’amour infini me montera dans l’âme,
Et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature,  heureux comme avec une femme.

 Arthur Rimbaud

8 octobre, 2010

L’infinito Leopardi

Classé dans : Les classiques — galatea @ 13:45

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Sempre caro mi fu quest’ermo colle,
e questa siepe, che da tanta parte
dell’ultimo orizzonte il guardo esclude.
Ma sedendo e mirando, interminati
spazi di là da quella, e sovrumani
silenzi, e profondissima quïete
io nel pensier mi fingo, ove per poco
il cor non si spaura. E come il vento
odo stormir tra queste piante, io quello
infinito silenzio a questa voce
vo comparando: e mi sovvien l’eterno,
e le morte stagioni, e la presente
e viva, e il suon di lei. Così tra questa
immensità s’annega il pensier mio:
e il naufragar m’è dolce in questo mare.

La belle dame sans merci E. Montale

Classé dans : Les classiques,Non classé — galatea @ 13:39

  Certo i gabbiani cantonali hanno atteso invano  le briciole di pane che io gettavo sul tuo balcone perché tu sentissi anche chiusa nel sonno le loro strida.   Oggi manchiamo all’appuntamento tutti e due e il nostro breakfast gela tra cataste per me di libri inutili e per te di reliquie che non so: calendari, astucci, fiale e creme. 

  Stupefacente il tuo volto s’ostina ancora, stagliato sui fondali di calce del mattino; ma una vita senz’ali non lo raggiunge e il suo fuoco soffocato è il bagliore dell’accendino 

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