Galatea Belga Broderies

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15 mars, 2015

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Classé dans : 2014,Le coin des amis:RiagalenArtem — galatea @ 11:06

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Quand l’un est l’autre

Porte franchie, à peine un grincement, la voie est libre, les marches dévalées, le porche traversé d’un pas de chat prudent qui recherche ses marques.

Fauve dans l’âme…

Il ressent le staccato sauvage de ses frères de plain chant,
les aulnes ruisselants, les châtaigners géants,
les charmes délicats,
effaçant le fracas
des fers d’un cheval pâle
qui plante ses sabots
sur les tempes de son crâne,
en desserre l’étau.

Tout redevient tranquille.
La démarche s’accélère,
le pouls puise son eau
jusqu’aux sources premières
qui ne tarissent pas.

Rejetant le regret
de ces vieilles demeures
navrées par l’abandon
pour fouler les ruisseaux
déguisés en allées
sous les feuilles ailées
que le regard saisit
jusqu’à en chanceler,
jusqu’à s’en enivrer.

Il escorte le vent et son mugissement d’animal blessé
qui le porte en avant, le pousse vers la Lumière,
les arches élancées de ces vitraux béants.

Elle blesse un peu les yeux
qui avaient oublié les couleurs,
les parfums de la terre
et de l’air dans le feu d’un matin.

La poussière ennuage les laideurs et défait cette corde de chanvre qui balance son col sur la clairière des aubes plus blanches que les autres.

Et tu nous apparais,
l’Un à l’Autre.

Tu es l’enfant des bois qui est mieux couronné que ces altesses mortes avant d’avoir aimé,
par des bout de brindilles qui craquent sous le talon
et des derniers asters qui saignent sur ton front.

Ma cerisaie, mon ange, ma plaine, ma colline, la moitié de ma paume, l’althéa qui « soleille » les nuits où je devine ta présence au chevet des oppressions blafardes.

L’Une est l’Autre et le « la » qui se donne et se prend, ce temps que l’on abat rétrécit la distance, ne bouge pas d’un fil, ne bouge pas d’un pouce.

L’Un est l’Autre.
L’Une est l’Un.

Jumeaux dans la rengaine des espoirs et des doutes,
fredonnés pour les fendre,
les jeter et ne plus en parler
et ne plus y penser…

Riagal – le 4 septembre 2017 -

BAGATELLE’S

L’horloge se gausse des résistances
aux jours qui passent, aux jours qui dansent…
Fragilité et démesure ?
les forces vives ont leur usure…

L’accumulation des richesses en nos courages ouvragés
comme les torsades des chênes liège sont accoudés aux peupliers.
Les cauchemars sont à l’ouvrage dans le corsage des nos victoires,
ils se disputent la première place sur les cheminements de la gloire…

Chamailleries entre cafards dissimulés dans les armoires
s’entre-tuent et se font la malle quand on les asperge d’Absolu,
notes de fond inaltérables dont nous imprégnons ce qui tue…

La rage est l’ennemie fatale pourrissant nos états de grâce :
« Déchire, efface et recommence, écoute en toi ce qui sourit,
ressource-toi à Bagatelle aspirant aux plaisirs gratuits,
des offrandes en ces paradis – la Nature est providentielle,
quand les harpies sont de sortie…

Tu peux toujours compter sur celle qui a baigné tes infortunes,
elle a couvert de son écume les griffes de toutes amertumes,
elle te propulse, elle te soulève : apprends à saisir l’Essentiel,
la plume se glisse sous l’enclume des mots de fiel et les capture… »

Près d’un chat noir, je gambade – je ne suis pas superstitieux -
Sous une échelle, mes pas s’attardent – la Dame Blanche est ma compagne -
Sur les vivaces arborescences des allégresses passagères,
les avanies de l’existence se réduisent à…des bagatelles.

Riagal, le 25 septembre 2016 -’Impro nocturne…’

 


La pulpe de mes doigts en aveugle découvre
Le plus beau des visages où j’aime voyager ;
Dans le creux de ta nuque qui se penche sur mes mains
S’égrènent des notes pures, souvenir d’un parfum…
Sur tes épaules minces, le voile des matinées
Fait miroiter le grain d’une peau mordorée.
Tes lèvres étirées sont deux anneaux de lune
Scellées sur le secret d’une bouche maquillée
De baies fraîches croquées avec gourmandise.

La mer t’a fait cadeau des vagues qui scintillent
À la veine de tes bras parcouru de rivières.
Sur ton cou qui épouse la tige d’un roseau
Coulent les mèches folles que caressent ma paume…
Pour remonter soudain vers tes paupières baissées,
Transparences d’une feuille que la pluie a lissée.

Enfin sur ton visage qui est mon paysage,
Je dépose mes armes, car oui, mon cœur sauvage
A trouvé l’ »Idéale »… dans un Botticelli…

 


Le 17/01/2014 – Riagal… Pour l’Amour de l’Art.

Nos « vraies-semblances »

Quand le sensible sur le fleuret
se pique de singularités,
repos forcé des corps cassés,
l’esprit travesti dans l’Idée,
bat la campagne, à l’extérieur,
brides abattues sur l’abattu,
je n’entends plus que ta voix tue…

On se parle dans nos silences,
nos tessitures explosent la lance
qui nous transperce de part en part
sur la béance du grand départ…

Invraisemblances ? Incohérences ?

Quand le tempo se ralentit,
le gris de bure sort de son nid,
prenons la poudre d’escampette
en babillages sans queue ni tête
sur les moulins de nos paroles
en toboggans des réjouissances
quand le réel nous ecchymose…

On se dédouble, on se perfuse
d’éclats de rires, de charades,
tu me chamarres quand tu t’esclaffes,
je dis « bingo » et toi « banjo »,
la feuille s’enroule sur la pierre
qui écrase la paire de ciseaux.

Le papier de verre sur ta peau ?
Je le déchire, je le poinçonne
pour qu’un nuage de confettis
colore les larmes que l’on refoule
à l’abri des gouttes de pluie…

Elles seront « Joie », elles seront « Toi »,
elles seront Nous, elles seront D’Eux
multipliées à cent à l’heure,
en addition de soustractions :
Abolition des peines de cœurs…

Faisons comme si, c’était Toujours,
le bel Eté, le bel Hiver
et dégainons les revolvers
sur les en-deuils de l’allégresse.

On se relève et on repart,
comme au Ciné, y’a des truquages,
l’hémoglobine sur la poitrine
qui t’a effrayée pour de vrai
c’est pour de faux, ferme les yeux,
le Krassnyi* de grenadine
nettoie le cramoisi du crime.

Après l’Ondée, un chant d’Arômes,
d’un Golouboï* qui s »évapore
dans un sillage de Météores…
Ma lumineuse, mon amoureuse,
incorrigible romantique,
mon héroïne, ma vitamine,
ma raison de porter en moi,
le poids du temps qui va sans toi…

…Faisons comme Si…
…Tu étais là…

 

Riagal, le 14 août 2016 -

(- Le mot « krassnyi »* (rouge) en Russe a la même racine que « krassivyi » (beau) et leur signification est en effet très proche.
- Dans les bleus, la nuance « bleu ciel » (Golouboï) a un statut particulier car elle est considérée comme une couleur à part entière et génère un grand nombre d’associations dans l’imaginaire collectif. D’une part, elle servait à désigner le sang bleu, le sang noble, l’appartenance à la noblesse et à l’aristocratie. Puis, à l’ère soviétique et surtout dans les années 1960, le « bleu clair » a été assimilé au romantisme aventurier de la conquête du Grand nord)

 Humeurs du Temps…21 agosto2016

Voilà que tout se glace, au-dessus des feuillages,
Voilà venir la faux qui se hâte à la tâche,
Voilà que tout s’embrouille dans la myopie des jours,
Que ne s’arrêtent-ils sur ces moments parfaits ?
Immobilisez-les, dans le cadre de pourpre de l’horizon blessé
qui se cogne à l’armure du soc des années d’où ne filtre rien d’autre
que des éclats brisés.

Retenez pour une heure, une poussière de secondes,
la roue de la fileuse, travailleuses des ombres,
et aussi celle qui coupe la gorge à nos bonheurs,
Trompez, trompez les heures !

Voilà que tout s’immole sur les marches d’un temple
que l’on croyait solide, doté d’une puissance
à jamais égalée, pétri dans les mains blanches
des serments de la chance…

Jamais ! Qu’est-ce que « jamais » sinon une imposture,
une interpellation aux échos étouffés par le bâillon brûlant
des hivernaux étés qui sanglent les élans dans leurs serres acérées
comme de longs couteaux glissant sur la trachée
des agneaux et des loups, des chevaux que l’on crève
et des ailes arrachées à cette libellule sur le sable mouillé
qui ne demandait rien, sinon d’être admirée.

Voilà que tout se fane, se moissonne et se broie
dans la poignée d’acier
de celui qui se fiche
dans ce qui a germé,
de ce qui a poussé,
offerts à cet iris qu’inonde la rosée
dans cet instant magique qui déjà disparaît…

Fumée d’une allumette qui grésille sur les toits
de ce petit village qui nous a vu grandir,
cabane de fumerolles, de toi, que reste–t-il ?
Des nuits d’extravagances, de ces lancers de brise
en marques délébiles, estampes d’Hokusai sur les ciels de Turner
qui ne s’inventent pas…

A la pierre de lune qu’adamante l’étoile
enclose sur la quiétude des sommeils en éveils,
pour prolonger ces aubes aux humeurs citronnelles,
à la saveur salée et sucrée à la fois du suc d’orge perlé
de cet inattendu qui nous a tant gâtés, qui nous a tant donné…

Pourquoi nous punit-il en se disparaissant ?
L’avons nous épuisé d’un trop-plein d’insouciance ?
Comme s’il nous était dû, sans même le remercier,
Ce trésor de fortunes qu’on n’a pas su garder ?

Voici que le souci se veine sur les tempes,
Voilà que l’inquiétude se cerne sous les yeux
de l’enfant capricieux,
pour qui le merveilleux
était une évidence…

Riagal – le 21 aôut 2016 – (Impro de l’aube…)

 

 

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