Galatea Belga Broderies

Bienvenue sur mon blog . Un peu de ma vie mais pas nécessairement le plus essentiel…

13 juillet, 2015

Hora Sexta et Ultra

Classé dans : 2015,In italiano,Journal,Les autres,Life,Un peu de moi... — galatea @ 14:54

The-Siesta-2

 

Dans la chambre à nord-est, les persanes prèsque serrées, n’empêchent aux rayons- dominants- du soleil de pénétrer et former des barres lumineuses dans le coin à gauche, près de la porte.

Le ventilateur fait sa bataille, silencieuse. avec la chaleur qui arrive de l’extérieur.
Elle aime le resultat de ces deux forces et sa nuisette beige se crispe, comme pour un frisson à chaque retour de l’air tiède dans sa direction.

La robe longue turquoise, pendue sur le devant du placard, rappelle le grand rêve pour cet été: une party idéale de gens heureux où les couleurs des robes des filles et des femmes devraient signaler l’arrêt de la grande crise, des égoïsmes, des différences abyssales de possibilités pour les gens , l’arrêt de la souffrance insensée pour tous.

Elle regarde les desseins aux couleurs vivaces de sa robe préférée et comprend que cet été -non plus – on fera le party…

Femme”dutyduty”*(obsessionée par le devoir), elle passe les heures de sieste des vacances comme une gourmandise présque reprochable qui, pour cette raison , prend une place d’élection chaque après midi- sans invités- à la maison.

Deux, trois livres , la tablette d’apparat , le stylo et quelques feuilles de papier à recycler sont là, sur la table de nuit pour toutes les variations d’inspiration.

La siesta peut conduire au sommeil, à la rêverie ou juste à une analyse sereine du parterre des émotions.

Si la nuit crée le drame, l’angoisse à cause de son rideau noir de l’impossibilité, la siesta, avec l’encouragement des doigts du soleil prets à venir au secours, à illuminer le gris d’un probleme, est le moment idèal pour le relâchement des confins et la libération des désirs.

On part du visible, de l’agréablement touchable et on va n’importe où, dans les méandres des émotions accumulées et soupies par manque de temps et d’energie.
On traverse alors les confins des jardins Varetralia, les rivières bleu de cobalt pointillées d’oleandres et on s’arréte quelque part, encore à l’ombre, reprendre le souffle, ouvrir les poumons à la vie malgré le drone du temps qui inapercevu, passe et repasse…

2 réponses à “Hora Sexta et Ultra”

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