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Head Hunter-De la part de Mark

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Les fêtes enfin dans le tiroir, on peut commencer à réfléchir.

Les semaines passées ont été frénétiques, l’envie de couple paroxystique.

Au bureau on n’arrivait plus à dialoguer, toutes les pensées, les gestes semblaient, focalisés sur la nécessité de nous faire devenir aimables , attirants, capables de réussir à nous garantir un partner pour les soirées, pour les party-time effréné.

La solitude, pour des semaines, a été l’ennemi numéro UN des divorcés à la recherche d’un nouvel compagnon, des célibataires désireux d’avoir au moins un instant de douceur à signaler dans la plaine dépouillées et aride de leur vie sentimentale.

Lundi, après une heure de sédimentation des émotions post-Noël, on recommencera à vivre, à faire du planning de la normalitè et à considérer le retour chez soi , à coté de maîtresse la solitude presque un privilége.

Ce soir, pendant que je flâne in Oxford Street, la foule des preneurs de soldes m’entoure, m’effleure, moi pôle insensible de l’achat merveilleux qui peut garantir status et satisfaction de possesseur.

Les passants, leur plan de bataille dans leur gps mental, jouent leur rôle de conquérants pour s’apprivoiseur de biens.

Ils sont là, dans les avenues, prêts à combattre pour gagner l’acces, entrer avant la disparition du gadget graal ou des chassures/escarpines symbole d’une avancée douloureuse dans cette vie.

La course des rats consommateurs se déploie devant mes yeux et j’observe à la fois intrigué et distant, les vitrines de Selfridges.
”Chaque vitrine évoque une fable surreal ou un livre classique , chacune avec une vision, torsion à la Selfridges, bien sur”.

Comme pour d’autres situations de la vie, il ne faut pas participer à cette chasse à l’objet sans une préparation, sinon on risque de devenir cible sans défense de l’accumulation inutile et coûteuse d’un faux glamour qui obscure notre bonheur plutôt que le faire évidencier.

L’écharpe autour de mon cou, tient à peine dehors le froid qui me prend en revenant sur la semaine dernière, sur mes rencontres, sur Elle.
Ma jolie a désormais silencé ses quelques soucis de vie sans voiles et pousse le jeu vers de confins qui me laissent sans mouvement du coeur.

Être mâle agréable, même attirant, sensible et avec un vrai penchant pour la compréhension de la psyché de la femme, me rend vulnérable, je crois.

Mais je n’ai jamais rêvé, désiré de devenir objet de consommation pour entrer dans les catalogues de filles libérées, ni sujet de comparaison en minutes et centimètres pour chaleureuses élégantes maquillées, même à leur intérieur.

La femme vivante, bien équipée, sans le soutif mental de l’accumulation de sensations et de rencontres adrénaliques pour réchauffer sa glaciale existence de corps en mouvement sur l’échiquier des relations, ne me prend plus.

Addio, mia bella !

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