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La bella estate

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J’avais treize ans et une timidité sûrement bien plus vieille.
Mes après midis étaient infinis , solitaires.
Sur la terrasse je me bronzais , nue , pour une tintarella parfaite et intense qui faisait devenir perçants mes yeux bleus.
Je n’avais pas encore appris d’avoir un atout là , je l’ai découvert plus tard, à 19 ans.
A l’hameau, de quatorze heures à 17 heures c’était pratiquement interdit de vivre , bouger. Tout devenait souterrains, dans les chambres obscurées par les persanes vertes et par les rideaux voilés au mouvement , léger , insaissable.La chaleur était celle d’un four et, certains jours , on respirait l’odeur des sables lubyques.A la fin de cette sieste forcée , on se réveillait plus étourdis qu’avant , dans un bain de sueur et on courait sous la douche, pour reprendre la place parmi les êtres pensants.Je ne reussaais à dormir; j’avais encore toute ma vie devant mais je ne voulais pas perdre un instant de la construction de me rêves dirigés : les multiples scénarios de mon futur.
J’avais une envie démesurée de partir, vivre ailleurs, loin de mon petit cul de sac , riche seulement d’une nature sauvâge et dure.

Lui, le garçon de 15 ans , il venait de la ville et passait tous les étés chez les grands –parents , à la campagne.
Lui , il ne dormait non plus et s’allongeait au soleil, éblouissant, de la terrace d’en face.

Maigre, grand , tout le monde à été toujours grand pour moi.
Deux morceaux de charbon noir , vifs et les cheveux bruns , un peu ondulés.
Un grec, un de ces visâge qu’on retrouve , de profil sur quelques amphores grecque .

Je ne sais plus quand j’ai découvert qu’il passait, comme moi les après midi sur la terrasse , je me souviens que ce fut un un rendez-vous régulier tout l’eté, jusq’au premier fort temporal du 22 août , quand finissait l’été du solleone .

Jours et jours de rituels qui se concluaient chaque soir sur le square devant l’égalise , point de réunion de nous jeunes.
On ne se parlait pas , on se racontait aux autres , parfois avec un ton de voix un peu plus élevée pour se faire entendre …et c’était tout.

Mais , peu à peu , on s’habillait avec les mêmes couleurs , on parlait avec les mêmes expression , on parlait des mêmes chanteurs ou acteurs avec la même sympathie ou antipathie.
On était l’un le miroir de l’autre, en secret.

Les matins on se levait tôt.
Les jeunes de la campagne , à ce temps là n’aimaient pas dormir .
Le petit déjeuner, avec la granite et la brioche, était un rituel à repétér quand le soleil , déjà puissant, montrait encore un peu de clémence et se faisait accompagner par la brise de la mer.

Décennies après, lui et moi , on se revoit à l’hameau: un peu signés mais pas mal pour notre âge.
Un ami commun nous introduit: on s’étreint fort la main, nos regards sont intenses pour quelques instants.
..et je comprends que pour lui aussi ce fut una bella estate.

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