Galatea Belga Broderies

Bienvenue sur mon blog . Un peu de ma vie mais pas nécessairement le plus essentiel…

  • Accueil
  • > Archives pour novembre 2010

30 novembre, 2010

Ce soir la grand plaine

Classé dans : Autunno — galatea @ 3:32

 

 

snowfall-in-the-city-park-at-night-under-a-street-lamp_middle

Un chemin

fait d’étoiles

dansantes

en suspension

crée une magique lueur

tout autour

des lampions

Ce soir la grande plaine
est couverte  d’ouate blanche
nouvelles formes arrondies
cachent les vieilles laideurs

Solitaire je flâne
dans une ville encore vierge
l’air piquant qui chatouille
mes narines refroidies

Sur la mousse
fraîche
epaisse
je glisse ivre
désireuse  de vivre
les empreintes de ma danse
quand je passé devant
les façades et les grilles
couvertes de  pale velours

L’arbre nu
noir humide
est une silhouette
une prière vers le ciel
et ses branches
sont des bras recouverts
de neige pure et cristalline
comme  une forme de don
de mon coeur à… mon aimé

Hasselt 30 Novembre 2010

Dgx6LNRFFU /0.jpg" alt="Image de prévisualisation YouTube" />

29 novembre, 2010

Salomé

Classé dans : Le coin des amis:Bertrand — galatea @ 23:57

Salomé dans Le coin des amis:Bertrand salom 

Tes mains aux doigts bagués d’étincelants rubis
Dans l’air ont dessiné quelque obscur hiéroglyphe;
Lascive bayadère, éblouis ton khalife
Et je te coucherai sur mes riches tapis.

Sais-tu la fleur qu’on nomme oiseau de paradis ?
Nous l’irons si tu veux cueillir à Ténérife,
Petite chatte folle agaçant de ta griffe
Ma robe de tétrarque où volent des courlis.

Danse, ma Salomé, la danse des sept voiles;
Fais briller dans mes yeux fascinés plus d’étoiles
Que n’en compte, ce soir, l’éther illimité.

Si tu me demandais la tête du Baptiste,
Tel un nouvel Hérode, exquise déité,
Je te l’apporterais sur un plat d’améthyste.

 Bertrand

Merci Bertrand !

Vent d’hiver

Classé dans : Tristes — galatea @ 22:08

 

 Image de prévisualisation YouTube

 

La brise légère d’un jour d’été

Soudain s’est arrêtée

Arrive, impétueux

Un vent d’hiver

Ma fronde fructueuse

Soudain est coupée

Mon corps est un arbre

Aux branches dépouillées

 Car de n’être aimé il a décidé

Un triste ballon

Vidé d’oxygène

Mon coeur est une pomme

Sans pulpe et jaunie

Qui ondoie et frissonne

Au gel de l’hiver

 Ils disent les sages

Qu’il y a le présage

D’un jour sans nuages

Qui annonce l’été

J’attends…

18 gennaio 2009

28 novembre, 2010

Senza meta

Classé dans : Journal — galatea @ 19:30

Senza meta dans Journal woman-working-computer_~kch0046

Una domenica come tante altre, con cose da fare che non amo completare e une vaga necessità di utilizzare meglio le mie risorse..
Più che annoiata mi sento sottoutilizzata dalla vita…
Ma poi guardo intorno , leggo un po’ e mi rendo che c’è tanta gente che sta peggio.
Domani si riparte.

Io non odio la settimana , riesco à farla diventare interessante e mi diverto anche con i miei piccoli appuntamenti qui e là con le persone più diverse.
In fondo, se non ci divertiamo nel quotidiano il GRANDE divertimento forse non arriverà mai e in ogni caso non potrà  durare…
Allora trasformo il mio vagabondare , la mia ricerca di altro,  in divertimento …e sto bene.

Certo non sono chiusa in me stessa e mi accorgo,  sento la tristezza , il malessare degli altri e faccio quello che posso.
Ma non faccio miracoli , né vendo la mia anima… lol!
Sto sempre abbastanza attenta nel regalarmi agli altri… Sopratutto da quando ho anche una vita virtuale , ho scoperto che la gente delle ONDE e molto più cattiva e feroce di quella reale.. .con punte di meschinità  che io -nella realtà – non ho mai sofferto. Ma forse perchè qui in rete arriva tanta gente sensibile ?? ma anche sbandata e spesso incapace di avere relazioni con gli altri appena accettabili.

Ti sommergo di parole, lo so e…conoscendoti un pò…immagino anche tu possa aver già chiuso la pagina e mangiarti qualcosa per ingoiare la noia di avermi letto.
Ma non importa.
Non sto agonizzando…
giro intorno alla tua pena senza sapere come aiutarti.
Io non scrivo poemi erotici di fantasia.

Al mio titolare posso dimostrare la mia voglia e la mia fantasia senza problemi e ai miei lettori non amo dare altro cibo per starmi intorno.

Mi sembra assolutamente scorretto nutrire fantasie di persone che già mi sognano anche se io non do’ troppe occasioni per diventare la loro musa.

Ma il mondo è costituito anche da tanta gente che davvero ha poco sentimentalmente o che non osa entrare in contatto ravvicinato con un altro essere.
Che peccato!

La fusione sincera con un altro essere è per me l’esperienza più inebriante di questo nostro brevissimo passaggio.

Ti lascio , cerco di scrivere anche se non so ancora di cosa.
Un abbraccio
formale e un altro informale…

27 novembre, 2010

Voyage au bout d’une nuit d’hiver

Classé dans : Le coin des amis:James Px — galatea @ 21:19

Voyage au bout d'une nuit d'hiver  dans Le coin des amis:James Px Plume_09 

Voyage au bout d’une nuit d’hiver

Je te caresse comme la plume d’oie
Caresse et berce nos envolées sauvages sous la soie
En naviguant au dessus de tes hanches
J’amerrirai sur ta fluide porcelaine blanche

Je tremble d’un désir lyrique
Tremble et me confonds à ton corps académique
En me nourrissant de tes notes érogènes
Je respirerai par tes pores ton oxygène

Je survole tes montagnes neigeuses oniriques
Survole et plane en symphonie fantastique
En tourbillonnant chaque instant au son de ton plaisir
Je valserai sur nos floconneux souvenirs

Je te sublime à travers mes cils
Sublime et plonge vers ton delta du Nil
En immergeant mon vaisseau audacieux
Je me ramifierai à ton cœur sulfureux

J’équilibre nos pensées intimes
Équilibre et harmonise la rencontre de l’ultime
En choyant ma belle-de-jour
Je voyagerai au bout de la nuit jusqu’au petit jour

James Px. 2010
Copyright numéro 00048772-1

Ils ont asseché la mer

Classé dans : Autunno,Le coin des amis:Lacape — galatea @ 11:01

 

En pre-fall d’Altuzarra je t’aime !

Par la catapulte d’un cosaque insolent, un premier chapitre
à plusieurs journaux et magazines se brise sur l’asphalte

Immersif, immersion, dans une grande enveloppe bleue
comme un antidote au désespoir, sans jamais s’appesantir

Tu es mon héroïne, mon apprenti, celle qui vit et danse
comme dans les films

Réelle ou symbolique, sans compromis, à l’entrée de l’hiver
une porte-cochère souligne ton corps et sa ligne claire

Au-dessous des nuages qui ouvrent leurs bouches
un drôle de dérivatif sur une horloge en pierre

C’est là que tu résides, au rythme des canalisations,
entre deux passants, où basculent des lueurs grenat sur la
moitié des effectifs, d’une station

Je te shoote en Altuzarra, mon héroïne, mon apprenti
entre la rue d’en haut et la rue d’en bas, aux contours
et détours de phrase, sans exégèse

J’ai l’impression de me sentir moins seul….
Tu es si……….. !

 

Image de prévisualisation YouTube

16/12/2014

AlborgJ’aime quand le jour tombe, quelque part,
J’aime sa force fiévreuse et entêtante
La satisfaction de l’interminable descente
Un semblant de chaleur
quand la lumière est condamnée à l’abstinence
Il n’y eut bientôt plus un murmure, plus un écho,
et nulle main valide, pour recueillir les premières formes
si conformes aux évangiles

J’ai longtemps cru que je pouvais deviner tous les secrets du monde
dans lesquels, à côté de la dernière phrase, subsiste encore l’ impatience

Là, se cache et se révèle un espace, une certaine passion
des dégradés les soirs de chance
Il en allait ainsi depuis plusieurs étés

Jusqu’à ce jour sans nom, où la tenue était aussi précaire
que l’infini dans une paume

lacape

Alborg est une ville danoise.Ils ont asseché la mer dans Autunno stockh10-300x195

 

Image de prévisualisation YouTube
Tu ne me dois rien

Il ne me reste qu’un
scintillement, de courtes séquences
écrites sur une table de montage, où l’un
des héros est une femme
Quelque chose comme une fragilité au bout d’un petit
moment
modifiant l’atmosphère par sa simple présence

Capable de
produire une forme de répétition
quelque chose qui n’a pas déjà été
raconté
Une aura d’étrangeté avec beaucoup de lumière
pour relever le
vertige, obtenir une illusion de mouvement

Souvent je m’y perds, pris
pour un intrigant
aussi frémissant que la main d’un amoureux
Faussement
léger, doucement mélancolique
mais secrètement hanté

secrètement
hanté…..

le 2/06/2012 lacape

 

 

 

 

 

polder-friesland-koehool-og dans Le coin des amis:Lacape

Ils ont asséché la mer

Je pense que je l’ai déjà formulé ?
J’ai l’impression déjà de l’avoir raconté
comme si une histoire était un assortiment de faits
foisonnants et ouverts
Vous aimeriez savoir comment la beauté se décline
s’attrape t-elle comme une maladie au hasard des errances, des lectures
dans la musique des mots, des gestes

Ecouter sa rumeur comme un homme amoureux
l’esprit aux aguets, redoubler de passion là où les autres
se découragent
Cela peut-être aussi un art de la conversation débordant de vie
le visage attaché au sien où les mots se perdent

Je l’aime tumultueuse comme une amie tourmentée par les vents et couverte
aux limites intérieures de sa place de manière compulsive et heureuse

je l’aime….

lacape le 9 janvier 2012.

http://murmures.forumactif.org/t12352-voici-un-nouvel-opus-sur-la-fastueuse

Négresco
Ultime et désuet vestige au temps des gloires
des femmes en blancs sur les balcons
toutes au soleil dur épiaient les blessures
et leurs rêves d’adultères
Confinées, retranchées, les yeux dans le vague
une tasse de thé entre les mains pour tuer le temps

J’imaginais leurs doigts agiles
Insidieuse érosion qui a emballé ma jeunesse
un monde rêvé en dérives commises
Absorbées, illégitimes que je suivais en funambule
Des secrets érotiques, majestueux, recouvraient
leurs chambres de patine
Au profit de l’imaginaire l’apparence du mensonge
avalait le décor

Pourtant je n’avais qu’une rue à traverser…

lacape le 30/01/2012

Et ce vent dans les failles avait de longs cils
dans le carré de service jouant le reste du point
Il aimait les échanges verbaux et leur revers
par delà les kilomètres formant les abords
D’innombrables ouvrages
dans leurs poignantes quête avaient ouvert la terre
Après les plaines dans les brumes du bocage
blanchies par la rosée du matin qui s’étalait à son aise
une géographie sensible et lumineuse à l’extérieur des remparts
gérait en coulisse une machinerie complexe…

Lacape

Dom je vole ce poème à l’instant…j’adore ce vent qui a de longs cils…

Bisous

lilia 

il réclame comme si c’était une façon de donner, l’automne

De ses grandes mains lorsqu’elles se posent
offertes à l’autre, histoire de se raconter un peu
jusqu’à ce que l’envie soit une émotion chaude
où chaque personnage est incertain

De confondantes interprétations semblent tisser sa propre intrigue
L’automne se déplace, travesti
lui permettant de se soustraire à la répression
qu’exerce sur lui les codes

A quelques mots près au coeur de l’abandon
où l’espoir persiste dans ses manoeuvres et ses défaites
Quand s’effondrent nos défenses
il nous convie d’un air grave et attentif
à faire bouger les heures

Lorsqu’il nous encercle, en tendant les bras
dans la lumière du jour qui souligne ses contours
comme des touches de peinture sur un tableau
dont les lignes ondoient presque imperceptiblement

L’automne est là, à la manière d’un arpenteur
que sa condition semble requérir
Toujours cette rondeur suffisante et pleine
et l’odeur humide de ses chuchotements

Oui l’automne est là…

lacape le 07/10/2011

adelin10

Comme un bruit sur des dalles

C’est le soleil qui te fait, après je regarde le reste
des choses lègères qui roulent comme une source
au fond de ma chair
Ta langue connaît les mots et les parfums
et appuie sur les silences pour échapper à la course du monde

Des haciendas de hasard sur des places blanches
franchissent les portes de cette terre nomade
comme un bruit sur des dalles chaudes que le vent soulève et jette
sans marquer la moindre hésitation
Les formes brillent, étalent le bleu sur le gris ne laissant qu’un leurre
L’impression à mesure que l’on progresse de poser des silhouettes
que l’on aperçoit au détour

Les taches de couleurs s’animent et dominent de leurs présences
c’est un mobile qui se détache et respire comme un corps…

lacape 22/05/2011

****

J’ai découvert la couleur de tes yeux

Il y a ce bleu et sa formule

Est-il de Prusse supplantant l’indigo au moment de partir par un interstice entre les paupières

Est-il de cobalt aux dires de certains, attirant les psaumes dans l’immense baie

Est-il d’outremer ponctué d’initiatives et de prises dans la formule d’un verrier

Est-il d’Egypte avec un peu d’argile qui semble nécessaire pour le confectionner

Alors je tremble absorbé par ma lecture de ce pastel tendre car à vrai dire j’aime sa fragilité

Un bleu d’hier obtenant les faveurs

Comme un glaçon au fond d’un verre présentant la faille mes yeux incidemment se posent sur ton visage qui déborde à l’extérieur afin de maintenir la toile

Ce que la science ne peut pas découvrir c’est cette position exclusive parmi les disciplines qu’exercent la pensée et souligne son caractère providentiel

Autant de raffinement dans les veines comment pourrais-je oublier ton prénom sans me perdre

Comment ?

Un mélange d’ingénuité et de provocation comme cette couleur naturelle confirmé par la blancheur de tes traits un dessein préparatoire pour un premier baiser

Je ne peux refermer ce récit sans l’épatante formule compulsive qui émaille les mémoires et baptise mon imagination

Le mouvement de ton corps, car il assure l’expansion des sens et palpite parmi les syllabes, son rythme résonne bien au delà

Alors je te dis, à bientôt….

lacape le 15.12.2011

 

images13

 

Ma Valentine

Je te revois sans le vouloir dans les yeux d’une autre
et dans les mots que tu as laissés
J’ai tenté de les écrire, puis j’ai tenté de les oublier
mais je n’ai pas réussi
Etre juste deux initiales qui dans un souffle prendrait la moindre syllabe
Inlassables boucles d’une innocence insolente
Mon étoile, ma douce que le ciel surveille
Et ce n’est pas la distance qui déliera mon coeur
car le fil est si fort et sans fin
au point de l’insupportable

Pourquoi t’aimerai-je encore ? pour ce rien de plume qui te soulignait
si divinement, pour cette audace qui implorait la flamme
pour ces quelques heures passées, pour ce jeu de lumières
pour ton sourire si féminin, conquis par ta fine présence
te suppliant toi la passagère au milieu de ce mouvant tableau

Tout autour de moi remontait le courant convié au bal
toute une gente émergeait à l’intérieur de l’esquif
Mais j’avais choisi ton escale

Ma douce, Mon étoile…

lcp 12/02/2011

 

A l’écoute des imagesNous serons instinctifs juchés sur le pont dominant
autour de vieilles tables en bois qui ont dû traverser le siècle
et de quelques chaises posées çà et là
On s’attardera devant un verre, plein de nonchalance
les mains ouvertes et les cheveux en bataille
un reste d’enfance
On portera des habits d’hiver
les yeux dans le vague, loin des silhouettes
Debouts sur la pointe des pieds nous formerons un cercle
étendu au milieu des lumières sur une surface transparente
avec du gris et différentes sortes de bleu
La ville sera couverte de neige et formera la vue
de lignes familières, endormies pendant de longs mois
un paysage glacé tombant dans la mer
Je te protégerai du froid après avoir exploré les étages inférieurs
sans aucune possibilité de mesurer le temps
Emu, avec précaution, sur des pas plus arrondis
loin des dîners et des archives…
lcp 26/01/2011

J’ai relu ton dernier Dom…et il continue à me laisser l’image d’un doux slow que tu gères avec delicatesse et incroyable tension…
Merci pour ce moment d’ivresse amoureuse controlée !!
cheers cheers
Bisous lilia

 

cloitre

A l’Est de l’ElbeIl t’a inspiré de ses données personnelles
et de sa rigueur liturgique
Formidable vivier qui pourrait prendre pour exergue
la coule monastique dans un crescendo
Voici donc la néophyte à la recherche d’uniques phrases
Un état intermédiaire, vêtue d’un costume qui la métamorphose
exploration sensorielle pour souligner la lumière
Un univers propice à cette plongée immémoriale
dans les gestes quotidiens
Un lieu clos, où elle va prononcer sa foi…
lcp 22/01/2010

arcashon

Image de prévisualisation YouTube

Le bassinJe n’aperçois que les mouvements de va-et-vient
un filet de brise dans les hauteurs, les mains nouées en paresse
et de l’eau remise
Mystérieux courants, sans début ni fin
étrangement beaux
Un lointain désert souffle dans les gorges
amplifiant le roulis, le balancement
immense masse liquide à l’effilement incertain
Comme un premier cri dans les linges
que de possibilités si l’on reste sage
les filles les imaginent afin d’obtenir ce privilège
inconsciemment
Je retrouve le rêve et l’illusion, un nouveau terrain
à l’égard du temps explorant les rives…

lacape 23/12/2010

26 novembre, 2010

Emma

Classé dans : Autunno,Les autres — galatea @ 15:33

Emma dans Autunno tovel-2008+613-2Image de prévisualisation YouTube 

Emma

Quelques  fils  dorés

Ensoleillent la fine mèche

Qui recouvre son visage

de tendre blonde silencieuse

Sa mesure

Son allure

Sa voix basse comme un murmure

Harmonisent font paisibles

Les sons durs

Rocailleux

D’un flamand resistant à la douceur

Un voile rose

Et une nuance de  doux

Mauve dilué

Sur sa joue de jeune fille

A la peau irisée

Les images d’un passé

Reviennent faire leur passage

Et je vois  deux parcelles

de changeante tourmaline

pointillées d’une fuyante mèlancolie

deux prunelles vives et  avides de se fonder

dans la  mer  d’une vie toute à inventer

25 novembre 2010

23 novembre, 2010

Elle effleure ses doux ailleurs-Un jour dans la vie de…

Classé dans : Amore — galatea @ 8:28

 

Image de prévisualisation YouTube 

 

 Les longues branches d’une saule

désormais un peu jaunies

lentes effleurent le brun sol

sous l’effet de la faible brise

Elle écrit

contemple

ou rêve

ce matin d’un tard novembre

Un albatros immaculé

danse seul

un acteur sur la scène

de la cour immense et vide

du large bâtiment vitré


Quelques mots en italien

échangés pour faire plaisir

faire chauffer des souvenirs

de vacances au plein soleil

Dans sa tasse blanche épaisse

une concoction brûlante

noire

qui ressemble à un bon café

Elle effeuille à chaque coup

son album de pages rêves

aux couleurs d’un beau réel

Elle sourit en se souvenant

de belles voix

caresses tendres

sa douce chaîne de supports sages

Puis elle va distribuer

ses miettes ensoleillés

ses grains germes

molécules d’identités

 

Quand le noir se fait profond

elle rentre continuer

sa vie calme

qui coule lente

de longs  jours qui  rêvenversent

dans demains géant lagune

aux eaux calmes

mais dans la brume

21 novembre, 2010

Harmonies du Soir

Classé dans : Les classiques — galatea @ 22:32

HARMONIES DU SOIR – (Charles Baudelaire)

Voici venir les temps où vibrant sur sa tige
Chaque fleur s’évapore ainsi qu’un encensoir …
Les sons et les parfums tournent dans l’air du soir,
Valse mélancolique et langoureux vertige !
Chaque fleur s’évapore ainsi qu’un encensoir,
Le violon frémit comme un coeur qu’on afflige,
Valse mélancolique et langoureux vertige !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.

Le violon frémit comme un coeur qu’on afflige,
Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir !
Le ciel est triste et beau comme un grands reposoir ,
Le soleil s’est noyé dans son sang qui se fige.

Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir !
Du passé lumineux recueille tout vestige !
Le soleil s’est noyé dans son sang qui se fige.
Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir !

(Les Fleurs du mal) 

 

Image de prévisualisation YouTube

 

Une passante

La rue assourdissante autour de moi hurlait.
Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,
Une femme passa, d’une main fastueuse
Soulevant, balançant le feston et l’ourlet;

Agile et noble, avec sa jambe de statue.
Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,
Dans son oeil, ciel livide où germe l’ouragan,
La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.

Un éclair… puis la nuit! — Fugitive beauté
Dont le regard m’a fait soudainement renaître,
Ne te verrai-je plus que dans l’éternité?

Ailleurs, bien loin d’ici! trop tard! jamais peut-être!
Car j’ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
Ô toi que j’eusse aimée, ô toi qui le savais!

Charles Baudelaire


 

To a Passer-By

The street about me roared with a deafening sound.
Tall, slender, in heavy mourning, majestic grief,
A woman passed, with a glittering hand
Raising, swinging the hem and flounces of her skirt;

Agile and graceful, her leg was like a statue’s.
Tense as in a delirium, I drank
From her eyes, pale sky where tempests germinate,
The sweetness that enthralls and the pleasure that kills.

A lightning flash… then night! Fleeting beauty
By whose glance I was suddenly reborn,
Will I see you no more before eternity?

Elsewhere, far, far from here! too late! never perhaps!
For I know not where you fled, you know not where I go,
O you whom I would have loved, O you who knew it!

— William Aggeler, The Flowers of Evil (Fresno, CA: Academy Library Guild, 1954)


 

A Passer-by

The deafening street roared on. Full, slim, and grand
In mourning and majestic grief, passed down
A woman, lifting with a stately hand
And swaying the black borders of her gown;

Noble and swift, her leg with statues matching;
I drank, convulsed, out of her pensive eye,
A livid sky where hurricanes were hatching,
Sweetness that charms, and joy that makes one die.

A lighting-flash — then darkness! Fleeting chance
Whose look was my rebirth — a single glance!
Through endless time shall I not meet with you?

Far off! too late! or never! — I not knowing
Who you may be, nor you where I am going —
You, whom I might have loved, who know it too!

— Roy Campbell, Poems of Baudelaire (New York: Pantheon Books, 1952)


 

To a Woman Passing By

The deafening road around me roared.
Tall, slim, in deep mourning, making majestic grief,
A woman passed, lifting and swinging
With a pompous gesture the ornamental hem of her garment,

Swift and noble, with statuesque limb.
As for me, I drank, twitching like an old roué,
From her eye, livid sky where the hurricane is born,
The softness that fascinates and the pleasure that kills,

A gleam… then night! O fleeting beauty,
Your glance has given me sudden rebirth,
Shall I see you again only in eternity?

Somewhere else, very far from here! Too late! Perhaps never!
For I do not know where you flee, nor you where I am going,
O you whom I would have loved, O you who knew it!

— Geoffrey Wagner, Selected Poems of Charles Baudelaire (NY: Grove Press, 1974)

Le serpent qui danse

Que j’aime voir, chère indolente,
De ton corps si beau,
Comme une étoffe vacillante,
Miroiter la peau!
Sur ta chevelure profonde
Aux âcres parfums,
Mer odorante et vagabonde
Aux flots bleus et bruns,
Comme un navire qui s’éveille
Au vent du matin,
Mon âme rêveuse appareille
Pour un ciel lointain.
Tes yeux où rien ne se révèle
De doux ni d’amer,
Sont deux bijoux froids où se mêlent
L’or avec le fer.

A te voir marcher en cadence,
Belle d’abandon,
On dirait un serpent qui danse
Au bout d’un bâton.

Sous le fardeau de ta paresse
Ta tête d’enfant
Se balance avec la mollesse
D’un jeune éléphant,

Et ton corps se penche et s’allonge
Comme un fin vaisseau
Qui roule bord sur bord et plonge
Ses vergues dans l’eau.

Comme un flot grossi par la fonte
Des glaciers grondants,
Quand l’eau de ta bouche remonte
Au bord de tes dents,

Je crois boire un vin de bohême,
Amer et vainqueur,
Un ciel liquide qui parsème
D’étoiles mon coeur!

Le grain de beauté c’est envolé

Classé dans : Le coin des amis:James Px — galatea @ 19:52
 

 

 

Le grain de beauté c'est envolé  dans Le coin des amis:James Px open_window

 

Il ne pleut plus dehors

Mais un air humide m’envahit comme un mauvais sort

Je l’aime et pourtant elle est partie

Aujourd’hui

Alors que le jour se lève

Je rêve

D’elle il mio amore

Toujours d’elle encore

Elle est nue

Je suis émue

Couchée sur le ventre sous un ciel rose

Sans ailes mon regard s’envole et se dépose

Là sur la mouche aux creux de sa renaissance

Elle dort en silence

Mes mains glissent le long de son corps

Sans son accord

Elle finit par ouvrir la porte

Je l’emporte

Mes yeux roulent sur le satin de sa chair

Et ma langue accompagne cette surenchère

Tourne autour de cette chose

Au dessus de cette ombre brune éclose

Pour un long voyage

Et me renvoie un doux message

C’est un moment merveilleux

Voluptueux

Au même instant une lumière intense traverse les volets rougis

Par les rayons qui soulèvent mes paupières engourdies

Soleil s’il vous plaît

Je vous dirai

Non pas maintenant

Et c’est dans un courant tiède enivrant

Que mes yeux grands ouverts voient décoller la mouche

Un grain de beauté peu farouche

En train de planer

Et finissant son périple sous mes cils au coin de l’oreiller

Réveillé

Je rampe comme un escargot assoiffé

Vers la douche

Seul et sans la mouche

James Px. 2010

123
 

Adorable Rencontre |
juno39 |
Du polar à lier |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Instantanés littéraux d'Afr...
| Réflexions pédagogiques par...
| Abandons